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{Défi} Les portes fermées sur nos prisons de paroles ▬ Myrina & Silja

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MORPHÉE TROUVE QUE C'EST CLASSE DE S'APPELER
Morphée
L'HOMME AU BOB RAYÉ
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MessageSujet: {Défi} Les portes fermées sur nos prisons de paroles ▬ Myrina & Silja Dim 29 Avr - 0:00





quand l'ascenseur monte, je descends ;

je finis toujours par me croiser, dans l'escalier



L’ennui est le pire des maux. Bien évidemment, bien évidemment. Autant tenter de le combler alors, cela va de soi.


Regard à gauche. Regard à droite. Y a pas à dire, quand on a passé une fabuleuse journée à compter ses cheveux blancs, à découper des guirlandes sur une nappe et à suivre la voisine d’en face pour lui faire avouer qu’elle s’était fait refaire les seins, sur Terre, arriver à une après-midi vide et triste faisait un sacré choc. Et prendre l’ascenseur pour passer le temps en espérant y trouver quelque ragot croustillant, c’était à la limite du pitoyable. Mais Morphée n’en est pas à cela près. Le regard morne, il voit le paysage défiler en se retenant de ronchonner intérieurement. Il n’y a qu’une fillette, à ses côtés et quelque chose lui disait de ne pas tenter d’en faire la victime de son babillage incessant.

Y a pas à dire, des fois, t’as l’instinct de survie qui marche. Parfois.

La blondinette reste donc silencieuse et il ne fait pas mieux. Quand il entend le bruit des portes qui s’ouvrent, il jette un regard éperdu de reconnaissance sur la nouvelle arrivante. Avant de se bloquer. Elle ne lui inspire pas plus confiance et il s’empêche de ronchonner dans son coin. Il veut une victime qui ait l’air facile tout de suite ! Et ces deux-là ne lui disent rien qui vaille.

Comme quoi, même un type comme toi se rend compte qu’il vaut parfois mieux la ferm…

Arrêt sur image. Retour en arrière. Un sourire narquois se dessine sur son visage et il louche dehors conscient qu’une fois qu’ils auront atteint Hermès, il sera déjà trop tard. Il calcule vite ses chances. Il risque peut-être mais ce sont les risques du métier ! Et un peu de piment dans la vie, ça fait du bien. Surtout dans un ascenseur entre deux niveaux, face à deux femmes qui seront donc ses cobayes parce qu’il l’a décidé ! La vie est belle quand on est sans foi ni loi. Et quand il s’agit d’appliquer ses préceptes préférés dans sa vie (à savoir « Quand un ascenseur est presque vide, arrangez-vous pour le remplir de cris de rages » et « Les inconnues arrêtent d’être des inconnues dès le moment où vous les faites chier », inventés tous les deux spécialement pour l’occasion, Morphée est toujours partant. Dont acte.

Un mouvement en douce et un grand BANG se fait entendre. L’ascenseur s’arrête et il affiche un large sourire. Connaître les petits trucs pour faire ce qu’on veut sur Antalis est absolument… Jouissif. Surtout qu’il sait que personne ne viendra les sortir de là avant au moins une heure trente et qu’il n’y a que lui qui connaît le code pour faire repartir la machine.

Et avec les renforcements de la bestiole, c’est du tout cuit. Ils sont bels et bien coincés.

« Ah quelle tragédie mesdemoiselles ! L’ascenseur s’est bloqué ! »

Il ne prend même pas la peine de mentir correctement et affiche un large sourire, les yeux cachés par son éternel chapeau. Oui, d’accord, il n’est absolument pas crédible et le fait qu’il se retienne de ricaner d’un air stupidement satisfait doit grandement jouer à lui faire perdre toute contenance. Mais ça ne l’arrête pas. Il toussote, ravi.

« Je pourrais vous aider à le débloquer si vous acceptez de vous prêter à un petit jeu. Vous y seriez plus vite sorties qu’au terme de la loooooooooongue attente pour attendre les surveillants. »

Et un sourire éclatant, un. Il s’empêche de sautiller sur place, heureux d’être à l’origine de tout ceci. Il a besoin d’occupation et ses victimes sont toutes désignées !

Et tant pis si ça ne leur plait pas, elles ont besoin de lui ! Mais d’abord…

« Je vous rassure, vous n’aurez même pas besoin de vous déshabiller ! »

Trop aimable. Il préfère préciser, on ne sait jamais…




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MORPHÉE TROUVE QUE C'EST CLASSE DE S'APPELER
Myrina Kaminsky
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MessageSujet: Re: {Défi} Les portes fermées sur nos prisons de paroles ▬ Myrina & Silja Dim 29 Avr - 19:13




    « Si vous voulez connaître vos vrais amis,
    habitez un cinquième étage sans ascenseur. »



    Vous voyez cette fille qui court dans un couloir, direction l’ascenseur qui commence déjà à fermer ses portes sur une jeune femme ravissante. Heureusement, les films américains l'avaient aidé à se défaire de cette idiote situation et de ne pas avoir la honte d'avoir louper la super invention et de devoir attendre le prochain ou prendre les escaliers. Myrina avait bannit "le sport c'est la santé" pour aujourd'hui. Il fallait qu'elle fasse vite...ascenseur, invention merveilleuse pour éviter les bourdes ou les embouteillages. Mais passons cette discussion qui n'est pas digne d'un intérêt majeur, vous me l'accordez j'en suis sûre. Voici donc la demoiselle qui parvient à entrer dans l’ascenseur à temps et à peine essoufflée, après avoir lancé son sac à main entre les deux portes. Après s'être excusée auprès de la seconde jeune femme, elle s'adossa au fond de l'ascenseur, où un miroir pouvoir lui dire si le rôle de Blanche Neige pourrait coller aujourd'hui. Vu sa tignasse décoiffée et son visage rouge, elle avait plus l'imagine de Tom Raider sans broching avant d'aller taper les méchants nounours. Alors qu'elle songeait et se revivait le futur entre tient qu'elle allait avoir une fois l’ascenseur arrivé à bon port, ce dernier se stoppa net. Comme si les problèmes ne pouvaient débuter que les jours de soleil...

    J'arrive à me glisser
    Juste avant que les portes ne se referment

    On avait vraiment l'impression que Myrina était la fille super sexy dans le clip du tout aussi sexy Calogero. En fait, les visiteurs des ascenseurs venaient de se retrouver coincer ici, sans avoir forcément envie de se renifler dans le cou d'un seul coup. Surtout que le sourire pervers de l'homme qui venait d'arriver, ça ne donnait mais alors pas du tout envie de faire le moindre geste. Il avait simplement donné une information que la jeune femme savait déjà lorsqu'il est venu vers elle : il était en partie responsable mais voulait quelque chose en échange. En effet, le sourire est traitre et traduit la plupart de nos idées ou envies lorsque l'on a pas apprit à les maitriser. Alors qu'il faisait son petit ménage et son mensonge, Myrina avait les bras croisés, légèrement froissée qu'on vienne bousculer ses plans bien fixés mais surtout, elle n'avait rien à faire de ce que cet homme venait faire là. Il avait envie d'embeter quelqu'un ? La garderie est en dessous et les mômes t'attendent si tu veux.

    Alors
    Les yeux rivés
    Sur les étages

    Comme tout début aux films de James Bond, il fallait repérer les lieux. Rien de plus discret que d'ignorer les paroles de l'émetteur des dernières paroles prononcées et de lever vers le plafond de l'habitacle. C'était de l'irrespect ? Tant pis, elle n'avait aucune envie de satisfaire celui qui apparaît comme ça l'air de rien. Après tout, il avait l'air d'avoir envie de jouer avec le feu. Alors allons y. Voyons voir jusqu'à quel point tu auras le courage de bruler. Myrina continua de regarder à droite ou à gauche s'il n'y avait pas un autre échappatoire que faire ce que voulait notre jeune ami. Oh d'ailleurs, la journaliste avait totalement oublié la présence de sa voisine...

    Normalement, il faut garder son calme et ne pas paniquer, dans tous les cas," il n’ y a aucun danger lié au manque d’air, les appareils, même les plus anciens, sont munis d’aérations, ne tentez d’ouvrir les portes par vos propres moyens, n'essayez pas de sortir par votre propres moyens ou avec l’aide des habitants de l’immeuble...il ne sert à rien d’appuyer sur tous les boutons"... Plus facile à dire qu'autre chose. Comme un enfant, elle s'amusa tout de même à appuyer partout. Qui sait, ça mettrait peut être notre fauteur de trouble dans l'embarra. Elle ne voulait pas de lui dans sa bulle d'air... Pourtant elle devait bien avouer que sa curiosité avait dut mal à rester en place. Qu'est ce qu'il allait bien pouvoir demander cet homme au bob vert ?

    En apesanteur
    Pourvu que les secondes soient des heures

    Ben non justement ! Aucune envie n'avait traversé le cerveau de la jeune fille pour qu'elle saute aux cous de ceux qui l'entouraient. Elle n'avait qu'une envie, revenir à sa vie normale, basique et sans aucuns tourments chiants. Ce qu'elle aimait, c'était l'aventure, l'action mais aucunement de perdre son temps dans un stupide ascenseurs que les techniciens ne sont pas capables de réparer au plus vite surtout quand un guignol allait peut être vous torturer. Oui je sais, Myrina est du genre à trop avoir vue de film mais bon on sait jamais. Tout le monde se doute que l'Humain n'est par définition, pas parfais du tout !

    Bien sur, l'homme devant elles ne représentait pas une espèce à part entière. Il était comme tout les autres. Plein de défauts mais peut être aussi de qualité. Myrina, pour le moment, ne voyait s'afficher qu'un sourire faux et gourmand d'un enfant qui vous joue un sale tour pour Halloween. Bonbon ou mauvais sort ? C'était exactement à cela que devait faire face la demoiselle. Elle savait bien qu'il n'allait pas seulement attendre l'arrivé des techniciens, les bras croisés et sans dévorer l'autre demoiselle du regard. Faut dire qu'elle a de quoi se regarder dans le miroir ELLE. Blanche neige est de retour !

    Alors
    Les chiffres dansent
    Tout se mélange

    La jeune journaliste sentait que le moment allait encore monter d'un level. En effet, l'étrange homme continua son monologue avec des explications, comme si on n'avait d'aucune manière la possibilité de refuser :

    « Je pourrais vous aider à le débloquer si vous acceptez de vous prêter à un petit jeu. Vous y seriez plus vite sorties qu’au terme de la loooooooooongue attente pour attendre les surveillants. »

    Il avait l'air tout excité de savoir ce qu'on allait lui répondre ensuite. Déjà, il fallait oser un oui... car malheureusement, malgré les analyses toujours précises de Myrina, il n'y avait aucune issue en dehors de la patience et de ce curieux rigolo. Si c'était lui qui avait créé ce blocage... pourquoi ne pas tout simplement aller discuter autour d'un café ? Ce lieu avait tout simplement les apparences d'une prison ou d'une cellule où un furieux jouait avec les nerfs de la demoiselle. Elle était douce, parfois même fragile mais savait très bien ce qu'elle voulait et ce quand elle voulait. Ce gars était mal tombé. Pourtant, elle lui répondit avec un sourire tout autant faux que le mensonge mal caché du jeune homme :

    « Mais bien sûr ! Nous ne voudrions pour rien au monde louper un petit divertissement au lieu de penser à notre vie et sécurité. C'est de suite plus facile. Je vous suit, à vous de voir avec l'autre demoiselle qui... m'accompagne. J'espère tout de même que cette looooooooongue attente ne puisse pas démanteler vos apparences trompeuses de bon gentleman Monsieur...»

    Autant se faire passer pour plus jeune, et plus naïve histoire de prendre au dépourvu le questionneur. Stratégie de journaliste qui commençait à porter ses fruits depuis que la jeune femme avait accepté d'apprendre et de mettre en pratique ses enseignements. Elle conserva longement son regard froid dans le regard de l'homme. Deux regards aux ambitions différentes et l'envie de sortir plus forte.

    Peut être pourrait elle prétexter les toilettes en cas de problème ?


Spoiler:
 


Dernière édition par Myrina Kaminsky le Sam 12 Mai - 8:21, édité 1 fois
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Silja L. Reysdóttir
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MessageSujet: Re: {Défi} Les portes fermées sur nos prisons de paroles ▬ Myrina & Silja Lun 30 Avr - 21:48



I SUPPOSE SAYING "FUCK YOU" WOULD BE UNPROFESSIONAL;

BUT FORGIVE ME FATHER,I'M ABOUT TO SIN.

Il y aurait dû y avoir un signe. Comme un souffle austère à glacer le sang et l’esprit. Ou une tension menaçante aussi électrique qu’un soir d’orage. Quelque chose. Simplement. Une manifestation qui l’aurait empêché de franchir le pas de cet ascenseur avec autant de sérénité. Regrettable que, certaines notions, comme la « méfiance » ou la « vigilance » n’aient jamais été intégrées à son maigre vocabulaire. Mais constations inutiles mises à part, quelque chose aurait pu au moins attirer son attention dans toute cette sale histoire : elle n’était pas en retard. Et la chance ne comptait pas parmi ses habitudes. La plupart du temps, elle arrivait toujours à se faufiler dans la foule pour finir par franchir in extremis cette immense gueule de verre et d’acier, sans cesse prête à refermer froidement ses mâchoires sur les quelques passagers. Mais aujourd’hui était différent. Le temps se faisait long. Elle avait même attendu patiemment le départ de l’engin. Ce fut sans doute l’élément déclencheur. Lentement mais sûrement, les rouages du traquenard s’étaient mis en marche pour que se referme l’étau du piège infernal sur les « heureux » élus. Néanmoins, pas de hasard en ce monde. Tout n’est que fatalité.

Silja avait eu un petit sourire quasi-imperceptible en voyant la jeune femme se débattre avec son sac pour forcer l’entrée. En temps normal, elle aurait dût tenir ce rôle. Tiens d’ailleurs, c’était plutôt étrange : elle n’y avait pas pensé jusqu’à présent. C’est en voyant cette inconnue, qu’elle avait réalisé que la chance était réellement de son côté. Ce petit rictus qui se voulait être, au départ, très discret, s’élargit alors d’avantage sur son visage d’angelot. « J’ai du pot», ricana intérieurement le petit démon. « Pas pour longtemps » avait dû murmurer le Destin.

Avec sa bouche en cœur entrouverte et ses yeux écarquillés rivés sur le paysage qui défilait à grande vitesse derrière les vitres, la blondinette ressemblait à s’y méprendre à un animal marin. Un poulpe peut-être. Elle semblait vouloir se concentrer sur chaque détail qu’elle était capable de capter depuis l’intérieur de la cabine. En réalité ce sérieux d’apparence comique d’un point de vue externe cachait une réelle appréhension. Elle n’avait jamais aimé les ascenseurs. Peur commune de rester coincée pendant des heures. Ou au contraire, de connaitre une chute interminable. Alors, lorsque la grosse machine se stoppa nette, son cœur marqua une pose dans son battement régulier. Ses doigts se refermèrent un peu plus fort sur la lanière en cuir de sa petite besace. « Le temps n’est plus à la chance ». Et on pouvait presque l’entendre : l’hilarité moqueuse du Destin facétieux.

Le petit bout de femme aux boucles blondes était resté muette d’incompréhension. Elle avait vu des lèvres se mouvoir mais le sens des paroles lui échappaient encore. Son regard était vitreux comme si la lumière manquait à certains étages. Oh ! Non, mais c’est pas bientôt fini ce bordel ? L’intro genre polar avec le froid, l’orage et tout le tralala, je veux bien (encore que : c’était quoi cette réflexion sur mon « maigre vocabulaire », hein ?). J’ai rien dit non plus pour l’histoire du poulpe. Je suis sympa déjà mais faut pas pousser mémé dans les orties quand même ! Et pis t’es qui au juste pour parler de moi comme ça ? Je suis le…narrateur. Qui veux-tu que je sois d’autre ? Réfléchis un peu ! Hé ho ! Du calme espèce de conteur de mes…Ah ! Non ! Pas de vulgarité ici, jeune écervelée. Je te laisse la partie dialogue pour t’exprimer alors ne vient pas me pourrir le récit. D’ailleurs tu n’as rien à faire là. Ici, je suis le seul décideur. Ça va… mais l’autre comment il se la raconte ! « C’est moi qui décide » et patati et patata. Tu vois pas qu'à cause de toi, je suis déjà assez dans la …Qu’est-ce que je viens te dire ? Je crois qu’on va pas être potes, tous les deux. C’est le moins qu’on puisse dire.

La phrase de la jeune inconnue avait, comme qui dirait, réveillée Silja de sa torpeur. Comme une douche glaciale en guise de réveil matin. Ou une bonne tarte dans la gueule pour dessaouler ? Mais c’est pas vrai ! T’es encore là, toi ? C’est pas en changeant de paragraphe que je vais disparaitre, môsieur Je-me-prend-pour-Dieu. D’ailleurs, comme tu sais tout, c’est qui le baltringue avec le bob vert et la jolie brunette ? Eh bien…je n’en n’ai pas la moindre idée. Comment ça ? Tu sais pas ? Oui, c’est ce que je viens de dire ! Ceux-là, je le jure, ils ne sont pas à moi.

Le poing de Silja frappa bruyamment la carlingue de l’ascenseur comme pour calmer un brouhaha imaginaire. En réalité, en tapant contre la vitre, ce sont ses idées embrouillées qu’elle essayait vainement de remettre en place. Les pièces du puzzle venaient enfin de s’emboiter correctement dans son crâne. Analysant rapidement la situation, elle leva les yeux vers les deux inconnus pour les toiser d’un œil mauvais.
    ▬ « Mais dites-moi que je rêve ! Toi le pervers, avec ton chapeau moche, tu te foutrais pas un peu de notre gueule ? »
Réponse laconique certes, mais qui avait le don de planter à merveille le décor. Laco-quoi ? Tu vas arrêter de m’insulter, oui ? Non mais dites-moi que c’est plaisanterie!Qui m’a flanqué un personnage aussi stupide sur les bras ? Je savais que j’aurais dû accepter l’autre contrat avec cette histoire idiote de vampires qui brillent. Je le savais.

Une chose était sûre, elle n’y allait pas par quatre chemin et ne comptait pas s’arrêter en route. S’approchant dangereusement du petit joueur sadique, elle l’examina sur toutes les coutures en plissant les yeux. En raison de la différence de taille avec l’homme, elle ressemblait à une enfant un peu trop curieuse, observant avec attention une chose qu’elle n’avait encore jamais vu. Ta gueule. Son physique de jeune première n’arrangeait en rien cette impression. Ta gueule, je t’ai dit. Elle avait pris une décision. Reculant alors de quelques pas, elle finit par feuler avec véhémence quelques paroles dans un langage plus que douteux. Non mais franchement : ta gueule.
    ▬ « C’est ok. Mais je te préviens : si t’essayes de nous faire quoi que ce soit, je t’encastre le nez dans la porte avant même que t’ai pu appeler ta maman, c’est clair ? »
Cela faisait toujours un choc de voir une gamine d’apparence si frêle parler comme le dernier des baroudeurs. Silja ou l’art du franc parlé prosaïque. Un problème ? Du tout.







    GO PLAY A VIDEO GAME ϟ ❝It's you, it's you, it's all for you.Everything I do.I tell you all the time Heaven is a place on earth with you. Tell me all the things you want to do. I heard that you like the bad girls; honey, is that true? It's better than I ever even knew. They say that the world was built for two. Only worth living if somebody is loving you. Baby now you do❞
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MORPHÉE TROUVE QUE C'EST CLASSE DE S'APPELER
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MessageSujet: Re: {Défi} Les portes fermées sur nos prisons de paroles ▬ Myrina & Silja Mar 1 Mai - 18:54





je me suis trouvé des cheveux blancs dans le miroir ;

j'ai préféré accuser le chat



Quand les choix s'amenuisent, il n'y a plus que la soumission pour vraiment se rebeller


Il esquisse un sourire ravi, enchanté d’une première collaboration. Ses yeux passent de l’une à l’autre et un léger sourire étire ses lèvres, à la manière d’un chat paresseux qui a trouvé quelqu’un pour le divertir sans qu’il n’ait besoin de bouger le moindre petit doigt. Leur méfiance à son égard lui fait néanmoins froncer les sourcils et c’est d’une voix vexée, dégoulinante d’une vaine protestation qu’il répond à la moins blonde des deux.

« Un homme de ma condition ne saurait jamais outrepasser ses droits ! Sachez mademoiselle que rien ne saurait jamais m’écarter du droit chemin parce que je ne suis qu’une âme errante qui cherche un peu d’amusement ! Je ne suis nullement là pour vous faire faire des choses dont vous vous sentiriez gênées ! »

Et ça sent le mensonge à plein nez. Et la larmichette qu’il s’apprête à verser gêle en plein vol. Il ne convainc personne, bien évidemment, mais tout le monde est habitué aux discours grandiloquents et vides de sens de Morphée. Il vit comme il raconte ses histoires : avec fantaisie, jamais de la même façon et en mentant dès qu’il le peut. A force, il traine sa réputation comme un lourd fardeau.

Comme si tu pouvais être gêné par quoi que ce soit…

Le regard pétillant, c’est sans aucune gêne qu’il se gratte pas du tout discrètement le nez et regarde vaguement par-dessus le paysage. Elles ne devraient pas demander mieux, la vue est magnifique, elles sont en charmante compagnie ! Mais s’il en croit la plus petite des deux (dieu, comment est-il possible d’être si minuscule et de balancer autant d’insultes en si peu de phrases ? S’il en croit ses calculs, ce serait du 15m3 par cm2. Il résiste donc de rétorquer à la charmante demoiselle qu’il ne parlait pas ainsi, à son âge et de lui ébouriffer gentiment les cheveux.

Ouais, même toi t’es pas con au point de te rendre compte qu’il vaut mieux pas l’irriter, celle-là. Et l’autre n’a pas l’air plus digne de ta précieuse confiance.

Il jette un regard en coin à la jeune journaliste, prêt à mettre sa main au feu qu’elle doit vraiment fourbe sous ses apparences. Quelle disgrâce… On ne peut même plus enfermer les gens pour profiter d’eux sans avoir à se méfier chaque minute d’un coup de poignard dans le dos ! Antalis n’est plus la même qu’à ses débuts, vraiment…
Tout à ses plaintes mentales, il en oublie un moment les deux jeunes femmes, avant de se reprendre.

« Ah mais vous n’êtes pas du tout bavarde ! Sauf pour m’insulter et me menacer, c’est blessant ! » Un regard larmoyant en direction de Silja, avant qu’il ne reprenne un air pseudo-sérieux. « Mais ne vous en faites pas, ma petite demoiselle ! Vous sortirez saines et sauves d’ici et même grandies dans vos connaissances ! »

Oui, ne pousse pas trop hein… Mais le mal est fait et tant pis, tu n’as pas pu te retenir. Triste vie.

En s’éloignant par pure précaution, il bute contre la paroi et leur offre son plus beau sourire.

Que le jeu commence.

« Je me nomme Morphée et j’ai pour habitude de conter les histoires d’Antalis aux habitants. J’aime leur apprendre les légendes de la cité, j’aime les émerveiller de mes histoires enchantées. Mais j’ai la fâcheuse impression que, parfois, tout ce que je leur dis passe par une oreille et ressort par l’autre. Mon teavail n’a donc rien de gratifiant, si je puis me permettre et je me sens un peu floué. A croire que personne ne s’intéresse à ce que je dis alors que, pourtant, je suis certain d’avoir plus d’intérêt que ces deux péteux ! »

Et c’est reparti pour des grognements presque inintelligibles. Les seuls mots que l’on peut capter sont « balai dans le c*l », « salope aux cheveux verts », « blondinet de mes deux » et « je vaux bien mieux qu’eux ! ». Il en vaut à certaines personnes donc… Rien de nouveau sous le soleil et ça n’arrange pas ses problèmes.

« Mais bref, je ne veux pas vous embêter avec mes problèmes, j’abuse déjà bien assez de votre temps ! »

Ta mauvaise foi serait admirable dans certains cas mais n’oublie pas que tu te balances au dessus du vide avec deux femmes. Alerte rouge !

« Là n’est pas la question. J’aimerais vous poser quelques questions sur Antalis. Voir à quel point mes histoires trouvent entendeur. Vous acceptez n’est-ce pas ? »
Sans même attendre de réponse, il se racle la gorge et commence à poser ses questions, sur un ton monocorde et constant, emprunté sans aucun doute à de vieux présentateurs terriens.

Tu ne fais pas ton travail à moitié, on ne peut pas te le reprocher !

« Quel a été le premier mot du premier habitant d’Antalis en posant le pied sur la cité pour la première fois ? Quelle est la réelle signification du nom de la cité ? Quelle est la vraie couleur de cheveux de Gaïa ? Citez TOUS les piercings de Shang Di ainsi que leur emplacement EXACT. Qui a été l’auteur du plus mauvais score de bowling depuis l’apparition des jeux ? Qui a détruit l’estrade d’ouverture de l’Allée des Réjouissances en 2488 ? Quel est le prénom le plus populaire sur Antalis ? »

Et il continue, sans relâche, en vrai automate, en déversant sur elles une pluie de question. L’élu politique qui a comptabilisé le plus de catastrophes, la puce au pouvoir le plus stupide, la meilleure pâtisserie de la cité… Tout y passe.

Il attend leurs réponses, un sourire sournois aux lèvres. Il sait qu’elles ne pourront jamais y répondre. Et il pourra alors passer à la suite.

Oui, le plus intéressant commencera. En attendant, il admire leurs visages décomposés.




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Myrina Kaminsky
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MessageSujet: Re: {Défi} Les portes fermées sur nos prisons de paroles ▬ Myrina & Silja Sam 12 Mai - 8:18




« Nous savons depuis toujours que le monde
est une grande énigme, et qui dit énigme dit aussi que chacun a le droit d'essayer
de la résoudre à sa manière. »



Le jeune homme racontait maintenant sa vie comme si de rien était. Même si la jeune femme était d'un naturel curieux et toujours à vouloir tout savoir sur tout le monde, dans ses conditions désastreuses, elle s'en fichait. Pourtant, lorsqu'il donna l'impression de s'enfoncer dans ses souvenirs, la jeune femme eu la de la compassion et l'écouta calmement. Elle sait à quel point parler de ses souvenirs que ce soit heureux ou malheureux peut souvent s'avérer difficile. Raconter sa vie est une expérience personnelle. C'est s'écrire sur des pages, se vider complètement dans l'encre et cela, même si l'on n'est pas sincère. Beaucoup racontent leur vie, (en l'écrivant par exemple), parce que cela leur permet d'extérioriser des sentiments, de ressasser des événements qui leur sont précieux, et parfois même de les embellir, pour les rendre plus forts ou plus réels. On trouve des personnes qui racontent leur vie sous n'importe quelle forme: romans, essais, journal intime, lettres, ou même grâce à un art pictural, parce qu'ils savent que ce qu'ils racontent suivra, que bien plus tard des gens prendront connaissance du contenu de leur vie. Ces personnes savent qu'elles vivent quelque chose d'instantané, d'historique, qui peut parfois même concerner le monde entier. Peut être que le désagréable, fait perdre son temps, veut faire chier le monde, jeune homme face à elle avait bien envie de se faire entendre un peu... avait il besoin de compagnie au final ?

Ah mais non, ce n'est pas pas le moment d'avoir de la compassion pour cet homme au drôle de béret. C'est donc en profitant d'une silence entre deux des tirades du dénommé Morphée que Myrina répondit, blasée :

« Si vous vous attendez, à ce que l'on vous plaigne pour votre pauvre petite condition que compteur d'histoire non écouté, vous vous mettez le doigt dans l’œil....et je sais au combien c'est douloureux. »

Cela ne disait rien qui vaille. Malgré la déroute que les deux miss essayaient de créer, l'homme face à elle semblait bien déterminer à les garder pour lui un certain temps. Enfin il ouvrit la bouche. La journaliste ne put empêcher un frémissement effrayé. On sait jamais. Bon d'accord ça commençait à devenir de la sérieuse paranoïa mais bon, faut dire qu'avec tous les faits divers qu'on nous fait avaler, c'est pas comme ça qu'on va aller se balader sans stresser et prier Dieu à chaque pas. Généralement, la paranoïa apparaît chez des personnes "prédisposées" par leur profil psychologique : il s'agit souvent de personnes orgueilleuses avec une forte estime d'elles-mêmes, une rigidité d'esprit et des difficultés et de la méfiance à se remettre en cause... mais bon, la peur ou paranoïa peut aussi s’installer chez des personnes géniaaales comme Myrina. Malgré ses envies de sauter par dessus tous les murs ou écouter aux portes, il est coutume d'avoir peur que quelqu’un vous attrape. Surtout quand un malade vous découpe en rondelle parce que vous êtes juste entré en effraction chez lui. Il avait des choses à cacher. Bref, il y a aussi le côté 300 viols tous les jours, 300 meurtres toutes les heures... qui ne sont pas là pour vous rassure sur la vie et la société. Pardonnez donc notre héroïne de se demander, d'avoir d'un homme étrange, un sourire pervers aux lèvres et qui a arrêter l’ascenseur pour deux jeunes femmes bien foutus (question de point de vue). Monsieur le juge, je plaide non coupable ! Bref, trève de bavardages utiles et ouvrons les oreilles (ne me demandez pas comme c'est possible), notre jeune "ami" se met à parler :

« Quel a été le premier mot du premier habitant d’Antalis en posant le pied sur la cité pour la première fois ? Quelle est la réelle signification du nom de la cité ? Quelle est la vraie couleur de cheveux de Gaïa ? Citez TOUS les piercings de Shang Di ainsi que leur emplacement EXACT. Qui a été l’auteur du plus mauvais score de bowling depuis l’apparition des jeux ? Qui a détruit l’estrade d’ouverture de l’Allée des Réjouissances en 2488 ? Quel est le prénom le plus populaire sur Antalis ? »

... attends je crois que le cerveau de Myrina bug. Surprise, elle n'avait qu'un sourcil levé comme Jean Jacques Goldman mais ne regardait que dans le vide surprise. Qu'est ce que c'était que ces question... La journaliste étouffa un ricanement. Elle était sure que même ce poivron vert ne connaissait pas la moitié des réponses à ces propre questions. Elle n'en avait aucune idée ! Mais jamais elle ne voudrait l'admettre donc elle se mit à réfléchir à une vitesse fulgurante. On apprend à penser par soi-même en nourrissant et en éveillant sa propre pensée. Belle pensée (hu hu hu) philosophique pour commencer un RP, n'est il pas ? Elle croisa les bras, prit un air sur d'elle et répondit calmement :

« Je suis sure que le premier mot de ce jeune innocent à été : où sont les toilettes ? J'espère qu'elles sont gratuites. Faut dire que quand vous voyagez autant que lui, vous avez bien envie d'aller soulager votre postérieur ou estomac. Pour ce qui est du nom de la cité, je dirais que l'imagination débordante du créateur l'a empêche de l'appeler "Maison de SON NOM". Pour moi Gaïa est la déesse de la terre, il est donc normal qu'elle ai les cheveux couleur argile, après c'est une histoire de gout. En plus, la teinture existe alors si ça se trouve, elle même a oublié la couleur de sa pilosité crânienne. Shang Di a Dit avoir Dix piercings. Ceux là se trouvent à dix endroits différents. Après lesquels, comme tout le monde quoi sur le nez, deux sur un lobe d'oreille, un sur le nombril, un sur un sourcil, un sur une lèvre... Le plus mauvais score de Bowling ? C'est évident, c'est de Amélia dont on parle. Elle ne sait pas se servir de ses mains celle là...ou juste pour bien me coiffer... Question ? Je passe, j'ai toujours été nulle pour retenir les dates. Le plus populaire ? Mais le mien bien sûr. »

Myrina termina sa dernière par un rire froid et sérieux. C'était sa volonté, son envie, son rêve que d'entendre son nom résonner entre les murs de la cité. Bon elle avait peut être l'air encore plus folle qu'elle n'en avait la réputation en arrivant de justesse dans l’ascenseur mais tant pis, elle avait répondu aux questions et sacrifierait un mouton si elle pouvait afin que le poivron vert devant elle accepte de la laisser monter où elle souhait. Elle n'était pas encore en retard à son rendez vous mais ça ne saurait tarder. Il fallait qu'elle se hâte de faire de cette mauvaise expérience, un vague souvenir. Un souvenir qui, lorsqu'on y repense, nous fait bien rire alors que sur le moment, c'était bien tout sauf drôle. Dans tous les cas, la miss fixait maintenant le jeune homme dans l'attente. Elle ignorait un peu trop l'autre jeune femme mais que voulez vous, Myrina était une habituée des « débrouille toi seule ma jolie, ça vaut mieux que mal accompagnée et pleins de merdes accrochées aux chaussure ». Faut dire que les Hommes ne sont pas l'espèce animale la plus simple... En plus d'être un être vivant égoïste par définition, il faut en plus qu'il envenime dans des conflits tous plus idiots que les autres. L'homme agit suivant un code de valeurs qui guide ses choix, ses actions et fixent le but et le cours de sa vie. Contrairement à un robot, seule une entité vivante peut avoir des objectifs ou en créer. Et la principale norme d'un organisme vivant est déterminée par ce qui est requis pour sa survie, son adaptation à l'environnement....quitte à oublier que d'autres bipèdes comme lui cherche à lui donner un coup de pouce.

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Silja L. Reysdóttir
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MessageSujet: Re: {Défi} Les portes fermées sur nos prisons de paroles ▬ Myrina & Silja Lun 14 Mai - 0:02



LET'S JUST TALK ABOUT ME OVER AND OVER;

IN EVERY WAY, THERE'S NOTHING ELSE MATTERS.

Son cerveau allait imploser d’une seconde à l’autre. Cette vague insensée de paroles vaines et inutiles avait eu raison de sa patience. Silja n’en pouvait plus. Elle s’apprêtait à exploser. Son seul et unique souhait désormais, pouvait se résumer en un simple verbe: « sortir ». Et ce, le plus rapidement possible. Plus les minutes passaient plus son angoisse grandissait. Les murs se rapprochaient a vu d’œil. Pas de doute. Elle se sentait prise au piège. Et même pire encore : la jeune femme était véritablement coincée au milieu de deux énergumènes qui semblaient vouloir surenchérir en matière d’éloquence mal placée. Ah ! Toi aussi tu les trouves louche ces deux-là, hein ? Parce que là j’ai l’impression qu’on a touché le fond et qu’on creuse. Non mais vraiment, c’est quoi ces questions à la con ? Toujours en train d’empiéter sur mes plates-bandes à ce que je vois. Primo, petit écervelée, je n’ai pas d’avis : je suis le narrateur. Et secundo, tu commences à me faire vraiment, mais vraiment…Ah ! Pas de gros mot : c’est toi qui l’as dit. Certes. Je dis beaucoup de choses. Il faudrait que j’apprenne à me taire parfois. Toi aussi, d’ailleurs.

Silja n’avait jamais été d’un naturel très bavard, il faut se l’avouer. Cependant, on ne lui a pas non plus appris à se taire pour écouter gentiment toutes ces personnes avides de conversations. Elle était convaincue que les mots ne pouvaient prendre leur sens que lorsqu’on leur insufflait l’action. Parler moins. Agir plus. C’est réellement cette envie qui l’a toujours dominée. Vous l’aurez donc deviné, cette situation de spectatrice incapable de bouger et condamnée au mutisme, ne lui seyait guère. Pour une fois, elle allait s’exprimer. Comme il conviendrait de le faire dans un cas comme celui-ci. Ou presque.

Ses yeux semblaient assister à un match de ping-pong. Un coup à droite. Un coup à gauche. Elle ne savait plus vraiment où donner de la tête. Elle n’avait retenu que quelques questions. Mais c’était assez pour savoir que ce type se payait leur tête. Elle aurait pu, certes, jouer le jeu et laisser l’inconnue se débrouiller seule avec sa verve sans pareille. Mais s’il y avait bien une chose que Silja détestait, c’était bien d’être prise pour plus bête qu’elle ne l’ait vraiment. Et à ce train-là c’était plutôt mal engagé. La demoiselle avait l’impression d’être devenue totalement transparente. S’il elle ne se décidait pas à réagir d’ici quelques secondes, elle finirait sûrement par se confondre avec le décor de l’ascenseur. Moteur. Action. Réaction.
    ▬ « MAIS VOS GEULES MERDE ! »
Son exclamation lui avait littéralement coupé le souffle. Reprenant une grande inspiration, Silja continua sur un ton plus calme mais toujours aussi agacé pour briser le lourd silence qui venait de s’installer dans la cabine d’acier.
    ▬ « À quoi vous jouez exactement tous les deux ? Et puis toi ma jolie ? Tu vas pas rentrer dans son jeu débile tout de même ? Ça se voit qu’il s’est échappé de l’asile ce matin ! »
Elle se tourna rapidement vers l’homme au chapeau vert en se grattant la tête, un peu gênée.
    ▬ « Enfin c’est pas pour être méchante, mon vieux. Mais sois t’es déglingué de la carlingue soit…tu te fous de nous. Et si tu te paies notre tête : fais gaffe. »
Son court monologue fini, elle s’adossa en douceur à une des parois de l’ascenseur puis se laissa glisser en silence. Une fois le sol atteint, elle s’assit en tailleurs par terre et laissa échapper un long soupir à fendre l’âme.
    ▬ « Bon maintenant que la demoiselle a répondu…on fait quoi ? Parce que je vous préviens, je compte pas passer la nuit ici ! »
Malgré ce semblant de calme, elle ne se sentait pas rassurée. Ah ouais…et qu’est-ce qui te fais dire ça ? Je suis pas du genre poule mouillée, t’sais ! Tiens, ça faisait longtemps. Je commençais presque à m’inquiéter. Tu sais c’est normal d’avoir peur et de se comporter comme une fillette qui craint l'obscurité. T’es en train de me chercher là où je rêve ? Non, je t’assure tu es bien réveillée. Tu vas voir quand je t’aurai cassé la gueule, toi aussi tu vas être bien réveillé. Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d’alu. Quoi ? Non rien, j’étais publicitaire avant. T’es bizarre. Je te retourne le compliment. Bon en attendant, je suis toujours dans de sales draps, moi. À qui le dis-tu. Ça va continuer ? Oh oui. Merde, fait chier. J’y consens. Et plutôt deux fois qu’une.







    GO PLAY A VIDEO GAME ϟ ❝It's you, it's you, it's all for you.Everything I do.I tell you all the time Heaven is a place on earth with you. Tell me all the things you want to do. I heard that you like the bad girls; honey, is that true? It's better than I ever even knew. They say that the world was built for two. Only worth living if somebody is loving you. Baby now you do❞
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{Défi} Les portes fermées sur nos prisons de paroles ▬ Myrina & Silja

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