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ACTE I ; La cacophonie de vos pas est le rythme de mes histoires [TERMINE]

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MORPHÉE TROUVE QUE C'EST CLASSE DE S'APPELER
Morphée
L'HOMME AU BOB RAYÉ
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MessageSujet: ACTE I ; La cacophonie de vos pas est le rythme de mes histoires [TERMINE] Lun 30 Avr - 23:02





mes proies s'égarent par-delà mes prisons sanglantes ;

je les vois se briser dans leur chute vers mon royaume



Les lumières me font tourner la tête et les chutes entrainent mes ennuis


Morphée mon vieux, tu as bien fait de venir ici ! C’est bien ce que je me dis en ouvrant les mirettes pour regarder un peu autour de moi. Ce lieu est renversant. Un tel condensé de kitch et de mauvais gout est tout simplement miraculeux et j’admire chaque seconde tout le savoir-faire que ces gens mettent en œuvre à se rendre ridicules ! Sincèrement !

Il faut un talent fou pour faire comme cet homme qui jongle avec ces torches, pour les jeux d’adresses, les tombolas et autres activités tout aussi réjouissantes. Il n’y a pas à dire, ils savent s’amuser… Vraiment vraiment, c’est du gâchis.

Morphée, ferme ta grande gueule et regarde un peu autour de toi, avec un peu de chance tu vas chopper quelques ragots croustillants !

Mais en attend, c’est le vide. Désert. Comme un crâne chauve. Comme le cerveau de Shang Di. Comme la gentillesse de Gaïa. Et c’est moi qui écope des tâches ingrates alors qu’eux se la coulent douce quelque part. Y a pas à dire, la vie d’artiste à ses dangers ! Même si je vous vois venir, mauvaises langues. Oui, je ne suis pas un artiste. Oui, je suis uniquement là pour trouver quelques personnes à qui pourrir la vie. Oui, tout ce remue-ménage qui fait que je ne suis PAS le centre de l’attention m’ennuie profondément ! On ne peut pas me reprocher d’être malhonnête !

Oui, pour une fois. Tu le sais bien de toute façon mais ce n’est pas comme si tu ne l’acceptais pas. Qui a la mauvaise idée de te croire, déjà ?

« Vous voulez pas que je vous racon… »

On me coupe comme un malpropre. Tous ceux que j’approche et qui sont pendus à mes lèvres, habituellement, m’évitent comme la peste. Je résiste à l’envie de me renifler pour vérifier que je ne dégage aucune odeur désagréable ou de me regarder dans un miroir pour vérifier si je n’ai pas de légume coincé entre les dents. Pourquoi sont-ils si insultants ? Tout ça pour quelques lots et un festival qui, de toute manière, n’aurait jamais la magnificence que je pourrais apporter à une quelconque activité ! Ces gens ne connaissent pas leur chance d’avoir à leurs côtés un individu aussi fantastique que moi mais préfèrent s’abrutir le cerveau avec des jeux. Très bien, très bien, il n’en tient qu’à moi de…

*BOUUUUUM*

Les cris fusent et je ne retiens pas un cri de joie. Enfin un peu d’animation et quelque chose d’intéressant ! Des regards noirs me sont adressés, à gauche et à droite, et dans la cacophonie provoquée par les perroquets qui s’échappent de la grande baie vitrée, je vois deux silhouettes. Ça promet, ça promet ! Le petit vendeur regarde son stand, complètement atterré. Il a beau ne pas s’être foulé et avoir misé quelques-unes de ses bestioles pour un jeu quelconque, il avait son petit succès et maintenant, dans le nuage de plumes et de cris, il aura sans doute assez à faire.

Oui, au moins, y en a qui ne s’ennuient pas, contrairement à toi.

Mais c’est sans doute suffisant pour que j’aie envie d’en savoir plus. Les trouble-fêtes auront ma reconnaissance éternelle pour avoir un peu égayé ma journée. Je porterai leur histoire aux nues ! Je ferai de ce récit une légende ! Ils entreront dans l’hi… Oui, bon, tout le monde se moquera d’eux un moment et j’amplifierai la gaffe autant que possible mais soit, si on peut plus rigoler.

Tu t’égares Morphée. N’oublie pas pourquoi tu es là.

Marchons marchons ! Je m’approche et on me laisse sans peine un petit passage pour arriver devant les deux catastrophes ambulantes. Félicitations, poignée de main, moqueries ?
J’hésite j’hésite. Et quand je les vois de plus près, je me dis que je n’ai pas perdu ma journée.

Heureusement qu’il existe des personnes pas douées comme ça…


Ordre de passage ; Morphée ▬ Roksana ▬ Artémis ▬ Sixtine


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MORPHÉE TROUVE QUE C'EST CLASSE DE S'APPELER
Roksana Nikolaïevna
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MessageSujet: Re: ACTE I ; La cacophonie de vos pas est le rythme de mes histoires [TERMINE] Mar 1 Mai - 15:31



HIGITUS FIGITUS MIGITUS WOUM PRESTIDIGITORIOUM
je transformerais le monde en Disney.



    «HIGITUS FIGITUS MIGITUS WOUM PRESTIDIGITORIOUM »


Regard pointé devant le balai qui ne bougeait pas d’un poil, sourcils froncé, mine déterminé suivi d’un long soupir. Les formules magiques, ça ne fonctionnait que dans les Disney finalement, et elle allait devoir finir de nettoyer le musée seule. Deux trois coups de chiffon, le balai par terre pour faire briller le sol et voilà ! Le musée était propre. Comme quoi, pas besoin de formule magique. Bien que tout aurait peut-être put être fini plus tôt, plus rapidement et avec moins d’effort et la petite Roksana aurait été moins essoufflée. Un jour, je transformerais le monde en Disney. Ça c’était dit. Encore fallait-il pouvoir le faire et ça, c’était une autre paire de manche. Bien que dans l’esprit de Roksana, Antalis ressemblait déjà à un Disney. Il ne manquait plus que la magie et l’histoire d’amour. Plus que.

Si Roksana s’était aussi vite débarrassé du ménage, c’était pour assister à la fête qui se déroulait à l’allée des réjouissances. En règle générale, elle passait tout son temps dans le musée, glanait des informations sur les coutumes et les légendes d’Antalis. Mais cette fête, c’était aussi un moyen comme un autre d’en apprendre plus et, pourquoi pas, se faire de nouvelle connaissance. Bref, pour Roksana, c’était déjà une soirée de réussis alors qu’elle n’y avait toujours pas mit les pieds.

    « ничего себе ... красиво. »
    « Wow… magnifique. »


Elle ouvre les yeux d’émerveillement, regarde chaque stand, observe tous les artistes un sourire béat pendu aux lèvres. Il faut l’avouer, c’est bien plus beau que ce qu’elle aurait put imaginer. Alors elle déambule, s’arrête parfois, discute avec les gens et repart gaiment à la recherche de nouveau stand. Roksana aime faire de nouvelle rencontre, les gens d’ici viennent de partout et de nulle part, un peu comme elle après tout. Et entre deux stands, elle aperçoit une tête connue. Artémis. Impossible de s’y tromper, il n’y a pas grand monde qui possède une telle chevelure rousse. Elle va donc à sa rencontre, comme toujours.

    « Artémiiiiis ! Tu vas bien ? Ça faisait longtemps que l’on ne s’était pas vu ! Вы можете … Euh, tu as pu voir tous les stands ? Moi pas encore. Tu viens les regarder avec moi ? Ha ! Il y a un stand que je dois te montrer, il est vraiment beau ! »


Elle n’écoute pas sa réponse et agrippe son poignet pour la trainer ci et là à travers les stands. Elle se dirige d’un pas assuré vers l’endroit où se déroulera la catastrophe, la grande baie vitrée abritant des centaines de perroquets. Mais là, c’est le drame. La jeune russe glisse sur une balle qui venait de rouler à ses pieds. Elle trébuche et entraîne dans sa chute son amie. Un grand fracas, du verre brisé et le vendeur regarde avec horreur les deux coupables alors que les perroquets s’échappent. A eux la liberté. Et a Roksana et Artémis de payer les frais de leur liberté.

    « Ha… Je… Désolé. Je suis désolé. J’ai, j’ai marché sur une balle et et… »


Et plus rien. Elle préfère se taire, ne pas aggraver la situation, Artémis devrait mieux s’en sortir qu’elle. Honteuse, elle garde la tête baissée et retient difficilement ses larmes tout en se mordillant la lèvre pour ne pas laisser s’échapper un sanglot. Artémis a fini de parler avec le vendeur, Roksana la regarde désolé. Tout est de sa faute après tout, la jeune femme, elle, n’y était pour rien.

Le vendeur les pardonne qu’on lui dit. Mais seulement si elles deviennent vendeuse, pour payer la disparition de ces chers oiseaux. Soit. Mais mettre Roksana vendeuse n’est très certainement pas une bonne idée, et la jeune femme blonde qui s’approche en fera rapidement les frais. Plus qu’à espérer qu’Artémis se débrouille mieux qu’elle.

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Artémis Winkler
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MessageSujet: Re: ACTE I ; La cacophonie de vos pas est le rythme de mes histoires [TERMINE] Mar 1 Mai - 16:35

Les plumes éparpillées autour de moi,
j’ai cru qu’un ange m’était apparu.

*FAIL* BONJOUR ROKSANA. Pst. M'sieur. C'est où la sortie ?


Tu as envie de rire, de courir et même de crier comme bon de semble. Étendre tes ailes et finalement voler à la rencontre de ses nuages si haut perché dans ce ciel que tu dévores des yeux chaque fois que tu soupires. Tu voudrais te fondre dans l’air et aller où bon te semble sans que rien ne puisse t’en empêcher, loin de la routine, loin de cette pression qui t’étouffe et te rend si misérable. Même si on te force à regarder le sol, à humer la poussière au point même de la manger, tu t’exécutes mais intérieurement tu ris, tu ris car ils n’ont pas réellement le contrôle sur toi. Il utilise la force mais aussi la peur, ils lèvent contre nous, ce qu’on craint le plus cependant, qui n’a pas dit qu’être misérable pouvait rendre heureux ? Je ne possède rien, ni gloire, ni fortune, ni même le pouvoir, mais mon bien le précieux est le bonheur. Et même si je ne le possède pas, je le vise pour ne jamais le quitter des yeux. C’est ma quête, mon saint Graal. Alors, tu devrais te faire une raison, te défiler infiniment ne te rendra pas plus libre car en faisant ça, tu t’imposes des barrières et ta liberté n’est qu’une illusion dans laquelle tu te forces à croire, tu sais qu’au fond ce que tu fuis le plus, ce sont les responsabilités. Je regarde cet enfant, ce moi que j’étais il y avait encore six ans. Je lui ébouriffe les cheveux, qu’elle regarde ce que je suis devenue, qu’elle marche sur mes pas car moi qui croyait avant que tout était fini, au bout du chemin, les vents tournent et les possibilités son infini.
Il sourit chaleureusement à sa femme avant de poser délicatement sa main sur le ventre rond, ils attendaient un heureux évènement, certainement celui qui marquera le plus leur existence, la venue d’un enfant. Il s’agenouille et embrasse le ventre, l’enfant, avant de se relever et enlacer sa femme. Le bonheur ne vient jamais seul, le malheur guette la moindre faille et il allait bientôt s’abattre sur ce couple. Du moins pas aujourd’hui, dans quelque semaine ou mois, même année. Tout cela dépendant d’un seul et unique facteur, le don. Elle venait de découvrir le nom de cet homme il y a tout juste une heure. Inscrit à la liste de ceux qui présentait une activité instable au niveau de leur don, il faisait désormais parti des personnes à surveiller, mais cela ne voulait pas dire que son don allait tout de suite passer au stade nocte dans les jours à venir, non, car tout ne dépendant que de lui et elle, ne pouvait que l’observer et se préparer, pour ne pas se retrouver prise au dépourvu lorsqu’elle devra passer à l’acte. Impitoyable, elle n’hésitera plus à prendre des solutions plus drastiques pour éviter que le pire puisse se produire. Elle suit le couple, et profite de cette petite promenade. Le temps était splendide, aucun nuage à l’horizon, le soleil était au rendez-vous pour illuminer le ciel d’Antalis. Perçant l’obscurité, la morosité matinale de la jeune femme, elle mit fin à sa petite ronde de surveillance.

Ses pas l’avaient menée dans cette allée, l’allée des réjouissances où se tenait de multiple stand. Le Festival de la cité battait son plein, enfants et adultes étaient présents pour profiter de l’évènement organisé par la prêtresse de la terre, Gaïa. Elle se laissa séduire par l’ambiance festive, et puis son côté gamine reprit le dessus. Elle ne tenait plus sur place, il lui fallait voir les moindres recoins des stands, et pendant qu’elle y était, s’arrêter à l’un d’eux pour profiter de l’activité qu’ils offraient. Prendre une petite pause ne lui ferait aucun mal, de plus, il n’y avait pas mal d’individu qu’elle devait surveiller qui étaient perdus quelque part dans cette foule monstrueuse. Plus elle remontait l’avenue, plus elle remarquait les regards surpris de certain, on la dévisageait, on lui offrait des sourires réservés et on commençait à se bousculer pour l’apercevoir, alors elle se mit à courir, se faufilant avec aisance vers un endroit plus calme. Mission impossible, c’était un festival. S’arrêtant à l’arrière d’un stand, elle vit un petit groupe de cinq enfants devant elle en train de jouer à la balle, certainement les enfants dont les parents tenaient un stand tout proche. Lorsque la balle roula vers elle, elle ne la renvoya et fit signe à l’un des garçons pour qu’il vienne la chercher. Elle s’accroupit de façon bien masculine et lança d’un ton enjoué ;

    Hé gamin, ça te dit d’échanger ton masque contre trois drakmés ?

Il consulta ses camarades du regard avant d’augmenter les enchères à cinq drakmés en échange du masque qu’il abordait soudainement fièrement. Elle lui sourit et ébouriffa la tignasse brune du garçon, décidément, il était dur d’affaire et acquiesça positivement. Le troc fut fait. Elle les regarde s’éloigner et ajuste le masque de renard sur son visage. Elle ramène en arrière ses longs cheveux rouges et une fois les préparations faites, elle se fond à nouveau dans la masse. Artémis se laisse aller, elle n’est plus maître de ses mouvements, les gens vont et viennent mais elle fait en sorte de toute jour avancer. Telle une petite goutte dans l’océan sans fin, elle se laisse porter là où les courants la mènent. Enfin presque, car à chaque stand de nourriture, elle s’arrête pour goûter déguster et en achète pour manger en chemin. Ravioli à la vapeur, brochette de viande et de poisson, amuse-gueules, gaufres, crêpe, elle a toujours et encore faim, pour un plat, il y a toujours de la place dans son estomac.

    Artémiiiiis ! Tu vas bien ? Ça faisait longtemps que l’on ne s’était pas vu ! Вы можете … Euh, tu as pu voir tous les stands ? Moi pas encore. Tu viens les regarder avec moi ? Ha ! Il y a un stand que je dois te montrer, il est vraiment beau !

Elle sursaute à l’entente de son prénom, comment était-ce possible, elle se retourne et se retrouve nez à nez avec Roksana. Elle se frotte les yeux… PUTAIN MON MASQUE. Je l’ai oublié sur le comptoir du dernier stand. Sourire crispé, il fallait qu’elle s’échappe car, la demoiselle aux cheveux rose bonbon était l’une des plus grande menace non doté de la phœnix –encore heureux qu’elle n’ait pas demandé à l’obtenir-.

    Roksana... Désolée, mais je dois aller tra...

Elle ne l’écoute pas finir sa phrase, du moins, elle n’écoute pas tout court. Artémis en avait l’habitude, elle soupire et se laisse entraîner par la demoiselle. Impossible de s’échapper, elle lui avait ferment agripper le poignet et s’était mise en tête de lui montrer sa trouvaille. Artémis a toujours eu du mal à s’imposer avec la demoiselle, car elle ne l’écoutait jamais tout comme elle, se comportait avec les autres en fait, à la différence que c’était Rose bonbon qui le remportait. Toujours. Elle était désespérée, elle le voulait mais intérieurement, elle était impatiente de voir ça…

    Arrête-toi, y’a un concours de nourriture !

Ses yeux deviennent tout rond, hypnotisés par les plats fumants préparer pour le concours qui allait bientôt commencer. La récompense était un carton contenant 10 kilogrammes de viande de première qualité. Elle essaie de s’arrêtait, mais la demoiselle la traîne. Ma viaaande, je peux pas t’abandonner, je reviendrais te chercher, attend moi sagement, se promettra-t’elle.Elle avait envie de pleurer, penser qu'un ingrat pourrait lui voler son bien et maltraiter ce kilo de viande injustement, cela lui arracha une grimace.

BOOOOUM

Dix minutes plus tard.
Elle ne savait pas si c’était une farce, ou une caméra cachée mais elle trouvait la situation absurde. Elle agita machinalement la main en direction du Monsieur qui leur avait confié le stand, il allait participer au concours à sa place. On tombait à pic, malgré l’accident, c’était l’occasion rêvé pour lui, elle n’en revenait pas, elle ne s’en remettra pas. Elle pouvait dire adieu au premier prix, elle pouvait aller cultiver des champignons dans son frigo vide, dénué de trophée.Au comble du désespoir, son ventre entama un magnifique solo. Elle fixe les oiseaux, comestibles ou pas comestibles ? Pendant qu'elle méditait sur la question, elle entend son amie crier et passe juste à côté d'elle un de ces précieux oiseaux, elle monte sur la table et saute.

20 secondes plus tard.
Elle tenait fermement l'oiseau contre elle, étrangement, la chute a été moins douloureuse que prévu. En effet, puisqu'une charmante passante l'avait magnifiquement réceptionné. Elle sourit, gênée.

    Vous êtes notre première cliente, l'oiseau vous est offert. Félicitation.

Elle n’avait trouvé que ça à dire. Bravo Artémis. Elle se relève et lui tend la main pour l'aider. Les gens les regardaient, elle le savait, mais qu'importe.

    Je suis désolée de vous avoir surprise de la sorte.


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MessageSujet: Re: ACTE I ; La cacophonie de vos pas est le rythme de mes histoires [TERMINE] Mar 1 Mai - 21:34




L
a voilà en train de déambuler calmement dans les couloirs, ses pas résonnant, se répercutant contre les murs nus. Tout le monde est dehors par ce temps, mais un événement précis pousse la population à sortir. Un festival. Et celui-ci annonce les beaux jours, un temps plus clément, une atmosphère certainement plus détendue. Tous veulent tremper dans ce bain sirupeux des beaux jours, sans exception. Même elle. Quel que soit le temps, la saison, la prison ne change pas, aucun de ses attraits ne participent aux changements de ce cycle, malgré cette façade violine. Rien n'est attrayant entre ces murs. Ici les discussions sont plus sanglantes, les rumeurs vont rapidement entre gardiens. Un tel a étranglé sa femme et ses enfants avant de brûler sa maison à l'aide d'un lance flamme qu'il avait fabriqué avec son dédorant ainsi qu'un briquet. Un autre encore, a séquestré son patron par amour, lorsque les forces de l'ordre sont intervenues il a tenté de se suicider et d'emmener avec lui celui qu'il aimait. Mais il n'y a pas que des histoires de meurtres, de folies. On ne parle que de celles-ci car, ce sont les plus intéressantes, celles qui éveillent le plus la curiosité et soulèvent de grands débats. On ne parle pas, de monsieur ou madame X, coupable de fraudes, de détournement d'argent. À force de travailler ici, tout paraît d'une banalité sans nom, on devient insensible à la souffrance de certains, les atrocités paraissent moins lugubres.

S
ixtine descendit les escaliers d'un pas pressé, se dirigeant vers les vestiaires. Il était temps de quitter les barreaux et les relents de sueurs que cet endroit renfermé, les rares courants d'airs ayant du mal à les évacuer. Rangeant son uniforme sur un cintre, elle attacha rapidement ses cheveux, des mèches blondes retombant devant ses yeux ainsi que dans sa nuque, refermant la porte tôlée dans un grand fracas. C'est une fois dehors qu'elle plissa les yeux tendant sa main devant son visage, se protégeant de la luminosité soudaine et forte. Son itinéraire était déjà tout tracé, elle savait où allait.

R
ien ne pressait, elle avait tout son temps. Les mains plongées dans les poches de sa veste, elle s'avança, observant la foule s'adonnant aux différentes activités, se faufilant entre les passants. Puis les gens se mirent à montrer du doigt le ciel, un effet domino se produit, tout le monde leva la tête, apercevant des perroquets. La jeune femme esquissa un sourire, le festival était plein de surprises, il y avait toujours ce genre d'imprévus que personne n'aurait pu deviner. Et même si la réalité était autrement, elle continua d'avancer, s'arrêtant plusieurs fois. Flâner, traîner les pieds, musarder, lorsqu'elle était loin des quelques responsabilités l'accablant, elle était ce genre de veules, à lanterner aussi longtemps qu'elle pouvait. Étirant lentement ses bras, détendant sa colonne, elle jeta un coup d'oeil à une baie vitrée cassée, les morceaux encore répandus par terre. Sixtine s'accroupit à ce moment-là, ramassant à main nues les quelques morceaux, prise de civisme soudain. Il y avait tellement de gamins courants, échappant à la vigilance de leur géniteurs, qu'un incident aurait vite été arrivé. Se redressant, les fragments de verres en équilibre dans sa paume, elle chercha du regard une poubelle.

P
uis un poids s'abattit sur elle, surprise, elle lâcha ce qu'elle avait, poussant un cri. Celui-ci fut rauque, grave, infiniment féminin et élégant, caractérisant évidemment la jeune femme, limite animal. Le genre de bruit instinctif que l'on ne contrôle pas par sa sortie prématurée. « BEUHAR. » Ses mèches blondes devant les yeux, elle serra la mâchoire, les poings serrés, tournant légèrement la tête pour apercevoir la personne venant de l'écraser. Un perroquet. Plissant les yeux elle rentra légèrement sa tête dans le cou, se méfiant de l'animal. Ce genre de bestioles à plumes ne lui inspirait pas vraiment confiance. Sixtine pu enfin se mettre sur le dos, s'appuyant sur ses coudes, relevant la tête pour voir à qui appartenait cette main tendue. Passant une main dans son visage elle chassa les quelques mèches entravant sa vue, saisissant la main, elle esquissa un léger sourire. Il y a cinq minutes, elle pestait, jurant intérieurement. Mais la politesse de cette… Un détail la frappa, la laissant soudainement perplexe.

C
'est honteusement qu'elle se demandait si c'était un homme ou bien une femme. Elle ne voulait en aucun cas participer aux clichés des cheveux longs, mais son physique l'intriguait. Entrouvrant les lèvres, elle essaya de trouver une tournure n'impliquant ni le masculin, ni le féminin.

« … C'est pas grave. Je vais pas vous crachez dessus, c'pas comme si vous l'aviez fait exprès. » Un sourire hilare aux lèvres, elle donna quelques coups rapide sur ses habits pour enlever la poussière, jetant un coup d'œil au stand. « Pour le perroquet je suis désolé mais j'ai du mal avec ses bestioles puis il s'embêterait chez moi dans une cage. » Lorsque le dit oiseau ouvrit ses ailes poussant un cri elle se crispa reculant légèrement. Vous lui donniez une sauterelle géante, un serpent, une araignée, un blaireau, une souris. Mais pas un oiseau. Intriguée par cette personne aux cheveux rouges n'arrivant pas à déterminer son sexe, elle finit par se rappeler pourquoi elle était venue croupir par ici. Sixtine s'accroupit, ramassant à nouveau les morceaux de verres, elle s'approcha du stand, s'adressant à la jeune fille. « Vous auriez une poubelle ? J'pense pas que ça va attirer beaucoup de monde du verre partout. Au fait j- » Elle ne termina pas sa phrase, le perroquet battant à nouveau des ailes, la stoppant net.

« … Bref. » Elle ébouriffa sa frange déjà en pagaille, gênée d'être aussi peureuse face à ce volatile. Se tournant vers la jeune femme aux cheveux roses, elle finit par sortir les mains de ses poches. À force de ramasser ce foutu verre, de se faire écraser, d'essayer de le ramasser à nouveau. Elle avait fini par se couper les doigts. « Vous êtes sa sœur ? » Il y avait une telle ressemblance, faut le dire.





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Roksana Nikolaïevna
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MessageSujet: Re: ACTE I ; La cacophonie de vos pas est le rythme de mes histoires [TERMINE] Dim 6 Mai - 16:12



Ô, Salagadou, la menchikabou, la Bibidi Bobidi
je transformerais le monde en Disney.



Un cri. Et Artémis qui tombe sur la première pauvre cliente. Roksana esquisse un sourire discret et se retient de glousser. Pas très compatissante. Mais la scène était tellement amusante. Que ce soit la chute d’Artémis et sa tentative de se faire bien voir ou le cri de la cliente, il fallait l’avouer, se retenir de rire fut vraiment dur, contrairement au passant qui ne se gênait pas. La russe fixa les deux jeunes filles sans bouger, décidant qu’il était plus sage de rester à sa place plutôt que de vouloir les aider et d’empirer les choses. Après tout, si elle était actuellement derrière le stand c’était bel et bien de sa faute.

    ▬ « Я хочу вернуться домой. »
    ▬ « Je veux rentrer chez moi. »


Quand la jeune femme eut un moment de recul à l’approche de l’oiseau, la russe ne put retenir un gloussement et elle se mordit la lèvre tout de suite après, honteuse de s’être ainsi moqué de quelqu’un. Il fallait avouer que la situation était plutôt amusante. Enfin un peu. Suffisamment pour faire rire Roksana. Bien qu’il ne faille pas grand-chose pour ça. Roksana fini simplement par sourire, l’air de rien, observant les deux personnes. Comme une plante verte en fait. Et elle ne dit rien non plus, enfin, jusqu’à la question de la blondinette.

    ▬ « Hé ? Ah, non non, je ne suis pas sa sœur ! Oh, et tenez, une poubelle »


Elle lui tend alors un panier, qui servira maintenant de poubelle, pour que la jeune fille puisse jeter les morceaux de verres. Un moment de blanc s’installe et Roksana fini par se dandiner, gênée. Elle toussota, remit ses cheveux en place et sourit niaisement, tentant de détendre l’atmosphère.

    ▬ « Hum, et… Vous vous appelez comment ? Moi c’est Roksana et voilà Artémis –désignant son amie à ses côtés- Puisque vous ne voulez pas de l’oiseau, vous pouvez choisir un autre lot ici. Vous êtes notre première cliente après tout. »


Première et certainement seule cliente. Les gens n’ayant pas réellement envie de se frotter à des charmantes et maladroites vendeuses. Et Artémis s’écrasant sur la femme les avait confortés dans leur décision. Tout le monde ne veut pas finir coincé sous quelqu’un, aussi léger soit-il. Surtout si ce n’est pour, au final, n’avoir qu’un perroquet dont on ne serait que faire.

Bref, les gens ici étaient censés et fuyaient le stand. Roksana, sans prévenir personne, contourna le stand pour agripper le poignet de la cliente et l’entraîna à sa suite « Vous avez les doigts tout égratignés, il vaut mieux vous désinfecter » Elle acquiesce à ses propres paroles et se tourne vers Artémis, la mine interrogative. « Ne, Artémis. Est-ce que tu as du désinfectant sur toi ? Je n’ai absolument rien pris… Et comme la magie ne fonctionne pas dans notre monde, on ne peut même pas lancer de formule magique, tu sais comme : « Ô, Salagadou, la menchikabou, la Bibidi Bobidi Bou » , enfin, comme dans les Disney quoi. Ah, mais peut-être que vous ne connaissez pas ! Je parle de très vieux Disney après tout… Hm. Je n’en connais pas de plus récent qui utilise des formules magiques. Tant pis » Elle hausse les épaules et lance un sourire innocent aux deux jeunes femmes.

Je vous assure, elle va très bien. Vraiment.





Dernière édition par Roksana Nikolaïevna le Lun 7 Mai - 13:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ACTE I ; La cacophonie de vos pas est le rythme de mes histoires [TERMINE] Dim 6 Mai - 22:05

Alors le prince s’agenouilla, saisit sa main,
Déposant sur ses blessures, un doux baiser enchanteur.

Ça n'en a pas l'air, mais c'est très efficace.


Jusque-là, tu vivais ta vie sans te soucier réellement du monde qui t’entoure car tu n’espérais pas grand-chose d’eux. À tes yeux, ces liens qu’on pouvait tisser les uns et les autres étaient sans intérêt. Pourquoi devoir se préoccuper de l’autre alors que s’occuper de soi-même est déjà un véritable défi ? Alors tu rejettes le moindre attachement mais au fond, tu sais bien que ce qui t’effraie surtout, c’est la perte. Tout est éphémère, rien ne dure vraiment longtemps. Le bonheur se construit sur les ruines de la souffrance, et lorsqu’il s’effondre, les pierres ne font que s’empiler et la douleur est plus grande, plus l’édifice est grand. Alors tu as décidé de reculer, de faire un pas pour t’isoler du reste. Au final, tu te retrouves au milieu de la foule, et tu fais des rencontres. Une première, et ensuite une seconde et ainsi de suite. Lorsqu’une personne apparaît, une autre disparait pour revenir beaucoup plus tard. C’est en cherchant à te souvenir de la première fois que tu as croisée cette personne, que tu rends compte à quel point le temps passe. Mais surtout, que tu n’as jamais était réellement seule. Il y a toujours eu quelqu’un qui a débarqué dans ta vie et sans un mot, a amené avec lui, une petite tempête pour la chambouler. Cette solitude dans laquelle tu t’imaginais être n’est qu’une prison pour ton esprit qui cherche des excuses pour ne pas dire qu’il est effrayé à l'idée de perdre sa quiétude.

Maudit piaf, si cela n’en tenait qu’à elle, elle l’aurait grillé et l’aurait mangé sans aucune autre forme de justice apparenté si ce n’est la loi du plus fort. Ce soir au menu, ce n’est pas canard laqué chinois, mais perroquet laqué caelien. Artémis se retenait d’écrabouiller la perruche si vulnérable entre ses mains et se dépêchait de la mettre en cage avant qu’une envie passagère reprenne le dessus. Elle soupire, décidemment ce n’était vraiment pas sa journée ou plutôt, ce genre de travail n’était pas faite pour elle, ni pour Roksana à son avis. D’ailleurs, où en était-elle ? Elle se retourne et s’approche vers la demoiselle qui semblait avoir engagé la conversation avec la passante qu’elle avait plaquée au sol avec délicatesse. Elle secoue machinalement ses vêtements, arrange ses cheveux les secouant avec sa main et s’approche d’elles, curieuse. La curiosité, un trait de caractère qui décrivait la rouquine. Toujours à fourrer son nez dans ce qui ne la regardait pas, et dire qu’elle est désintéressée par les gens qui l’entourent. Mais là, il y avait Roksana et Blondinette. Et hormis ces deux miss, la foule la regardait avec beaucoup d’appréhension. « C’est elle la sauvage ». Des sauvages, tous avec moi ! Qu’on les extermine une bonne fois pour toute. Pardon, pauvre narratrice que je suis, je m’égare.

    … et voilà Artémis. Puisque vous ne voulez pas de l’oiseau, vous pouvez choisir un autre lot ici. Vous êtes notre première cliente après tout.

À l’entente de son prénom, elle esquissa un sourire maladroit comme pour dire « enchanté, c’est moi qui me suis écrasée sur vous », ne sachant pas comment réagir face à leur première cliente. Après tout, ce n’est pas tous les jours qu’elle s’amusait à tomber gracieusement sur les gens avec un oiseau dans la main. Soyons optimiste, il y a une première fois à tout. La prochaine fois, elle lui dira simplement « Je vous suis envoyée par les Dieux de la Cité, enchantée de vous rencontrer » ? À cette idée, elle rit. Et s’arrête à l’instant même, son regard navigua entre Chewing-gum et Paille d’or, mais elles ne l’avaient pas entendue, et tant mieux après tout ; cela lui évitait de se justifier. Qu’avaient-elles à proposer à leur première cliente en guise de récompense pour ne pas dire dédommagement ? Rien. Il n’y avait rien qui en valait la peine. Il faut le dire, le monsieur qui tenait le stand ne s’était pas cassé la tête à imaginer tous les scénarii qui pourrait lui arriver car ce n’est pas tous les jours non plus, que de parfaits inconnus viennent saccager votre stand. Mais Artémis ne se décourage pas, elle cherche un lot qui fera l’affaire, quelque chose de bien quoi. Après tout, ça pourrait peut-être redorer le blason du stand après son petit numéro. Elle ne tenait pas particulièrement à ce que les affaires marchent à merveille – elle n’allait pas se leurrer non plus – mais elle avait ce côté qui faisait qu’elle aimait faire du bon travail, ce côté bon élève – sachant qu’elle ait commencé très fort, hm –.

    Ne, Artémis. Est-ce que tu as du désinfectant sur toi ? Je n’ai absolument rien pris… Et comme la magie ne fonctionne pas dans notre monde, on ne peut même pas lancer de formule magique, tu sais comme : « Ô, Salagadou, la menchikabou, la Bibidi Bobidi Bou » , enfin, comme dans les Disney quoi. Ah, mais peut-être que vous ne connaissez pas ! Je parle de très vieux Disney après tout… Hm. Je n’en connais pas de plus récent qui utilise des formules magiques. Tant pis »

«Fleur aux pétales d'or, répands ta magie ?» pensa-t'elle. Très efficace si on était Raiponce. Perdu, Artémis n'est pas blonde et ses cheveux sont absolument normaux sur le coup. Raté. Elle n’a pas de désinfectant, ni même de sac en fait. Elle est venue les mains vides, et repartira peut-être, si elle a de la chance, l’estomac plein avec un lot de viande. Un déclic. Elle avait et possédait la solution mais elle hésita. Cela ne la gênait pas, mais elle se mettait à la place de Sixtine –oui, elle s’est présentée et si elle ne l’a pas encore fait, je sais absolument tout –. Tant pis, elle s’approche de la blessée, sourire pendu aux lèvres, presque suspect –pas pervers hein, bande de mauvaise langue- saisit sa main et la porte à ses lèvres.

    Ça va un peu piquer.

Lentement, elle lèche les blessures de Sixtine, une fois suffit pour que les plaies superficielles dus aux verres cicatrisent. Une légère lumière dorée et la blessure disparait. La main est intacte, comme si jamais, elle n’avait été coupé. Artémis lâche sa main, et la regarde. Curieuse de voir sa réaction.



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MessageSujet: Re: ACTE I ; La cacophonie de vos pas est le rythme de mes histoires [TERMINE] Lun 7 Mai - 18:57



« Je vous suis envoyée par les Dieux de la Cité, enchantée de vous rencontrer. » Sixtine jeta un regard en coin à l'androgyne aux cheveux rouges, rentrant sa tête dans ses épaules fronçant furtivement ses sourcils blonds. Si, elle avait entendu même si c'était dit à voix basse, détournant rapidement son regard. Les présentations furent rapidement faites, après-tout ce n'était que quelques formules de politesses échangées. Dû moins le terme "échanger" était mal attribué puisque la jeune femme n'eut pas réellement le temps d'articuler son prénom sur le moment, son poignet agrippé à la main de la jeune fille aux cheveux roses l'emmenant un peu plus loin. Regardant avec de grands yeux Roksana suite à sa démonstration de ses grands talents d'imitatrice ainsi que connaisseuse de Disney. Et elle semblait prendre Sixtine pour quelqu'un de très juvénile, parlant de très vieux dessins animés qu'elle n'aurait peut-être pas eu l'occasion de voir. En réalité elle était de deux ans son aînée, rendant la phrase d'autant plus lourde en sens. Le message était clair, la jeune femme aux cheveux blonds ressemblait à une gamine. Baissant son regard vers ses habits, elle fit une drôle de moue les lèvres légèrement en avant, regardant ses habits. Ils n'en étaient nullement la cause. Alors ça restait purement physique et n'arrangeait en rien son moral dû à cette après-midi mouvementée. « Je m'appelle Sixtine. » Elle esquissa un léger sourire rien de très rayonnant comme dans une sorte de retenue courtoise.


L
e verre avait ouvert quelques coupures, une ou deux plaies gênantes dans les plis, rien de bien grave. Elle allait décliner leur aide, un peu d'eau et de savon remplis de bactéries des toilettes ferait largement l'affaire de toute façon, le savon restant un antiseptique. Toujours dans un esprit débrouillard, elle leva ses yeux vers Artémis, obligée de les plissés à cause de la luminosité attaquant sa pupille se réveillant comme soudainement en voyant qu'elle la portait vers ses lèvres. Ouvrant de grands yeux elle ne pu s'empêcher de se crisper en sentant le contact de la langue de l'androgyne sur sa main. Les lèvres entrouvertes elle essaya d'articuler quelque chose, sentant quelque chose chatouiller son corps. C'était les risques de la puce, son contrôle. Et à ce moment-là elle ne contrôlait guère grand chose. La réaction ne se fit pas attendre, ce fut tout d'abord ses jambes qui se décomposèrent en feuilles de papier, le tout partant, se mettant à voler dans tous les sens tandis que la jeune femme rousse lâchant sa main, Sixtine disparut sous un amas de papier, l'impression de se prendre une vague d'eau en pleine tête.


C
'est toujours étrange d'assister à ça pour la première fois. Et tandis qu'elle s'éparpillait, la gêne cédant à la panique de se voir disparaître soudainement, elle essaya de reprendre le contrôle, se recomposant dans une grande inspiration les bras crispés, la tête levés. Serrant nerveusement sa main auparavant coupée elle fut surprise de ne sentir aucune douleur, fixant la paume et le dos de sa main. La tournant et retournant, passant ses ongles sur les anciennes blessures, intriguée. Bien évidemment ce petit spectacle de perte totale de contrôle n'avait échappé à personne, les passants la fixant maintenant. Le trio attirait beaucoup l'attention aujourd'hui. Mais en réalité l'effet ne fut pas celui escompté, les gens prirent ça pour un tour, une sorte de petit spectacle sous les yeux médusés de Sixtine qui essaya de les ignorer fixant Artémis. « … Merci. » Esquissant un sourire gêné, elle fit un pas en arrière, glissant, elle se rattrapa à une passante, surtout à sa jupe en réalité, qu'elle abaissa allègrement, le menton de Sixtine raclant légèrement le sol. Comme quoi une jupe, même avec un élastique à la taille, ça retient pas grand-chose. « Nooooo.»


( Bon évidemment vous l'aurez compris la pauvre passante se retrouvant en culotte est Amélia. ;v; Qu'elle me dise si ça la gêne que : 1) Elle se retrouve à joual, 2) Que je dise qu'elle porte une jupe, ce que je pourrais tout à fait comprendre. D: )
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ACTE I ; La cacophonie de vos pas est le rythme de mes histoires [TERMINE]

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