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| C. Sixtine Cartsea | • Safe & Sound

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MORPHÉE TROUVE QUE C'EST CLASSE DE S'APPELER
Jack Dees [Schaun R.]
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MessageSujet: | C. Sixtine Cartsea | • Safe & Sound Mer 2 Mai - 17:31

« Jack ! C'est moi ! »

C'est moi. Je suis la vie ratée de Jack.

L'expression « l'habit ne fait le moine. » n'est qu'un horrible mensonge. Petit, on y croit. Surtout dans les contes Disney quand la vilaine bête se transforme en courageux prince après avoir embrasser sa magnifique princesse.

Je dégueule sur la facilité des sentiments.

Mais on est bien là, dans cette société où la casquette à l'envers fait d'un homme un voyou ; où la cravate fait d'un homme un radin constipé ; où une jupe fait d'une femme une vulgaire prostituée.

Vous dites ? Non ? Alors pourquoi. Pourquoi lorsqu'il s’époumonait à prouver son identité, lorsqu'il bafouillait ses explications, lorsqu'il lui hurlait ses sentiments, elle restait ainsi de marbre. De marbre parce que ce n'était pas lui physiquement. De marbre parce qu'il passait tout simplement pour un fou. Ce n'était pas vrai. Il n'avait pas bafouiller ses explications et il ne lui avait pas hurler ses sentiments. Il avait juste tendu ses mains moites vers elle et :

« Jack ! C'est moi ! »

C'était un recommencement totale à la Citadelle Bleue. Jack avait réussi à se faire une place au bout de plus de quatre ans. Il n'était pas chef, certes. Mais au moins on le connaissait. Maintenant il s'agissait de Schaun. Il devait rejouer les petits nouveaux, celui qui confondait les dossiers en les rangeant, celui qui devait aller faire les photocopies ainsi que de être la tête de turc à l’accueil du bureau des plaintes. Curieux de nature, au début ce fut marrant d'entendre les vieux pleurés parce qu'ils avaient perdu leur chiens ou les disputes futiles entre voisin. Un à un, calmement, chacun venait déposé sa plainte au comptoir où Jack était assis, notant les dires de ces malheureux. Le bureau des plaintes, ça portait tellement bien son nom. Mais voilà, on était en période de fête et aux heures de pointe, le hall ne désemplissait plus : vols, pertes, bagarres, ... Les gens se bousculaient pour se lamenter au plus vite. Les insultes rebondissait qu'on envoyait, un coup à gauche, un coup à droite de la salle. L'enquêteur à avait les poignets en feu à force de noter ce qu'on lui hurlait sur un ton faussement désespéré. Il ne cessait de répété dans sa tête : Les choses qu’on possède finissent par nous posséder. Les choses qu’on possède finissent par nous posséder. Ces gens avaient tout ce qu'il désirait : parents, proches, amants surement, argent, identité et ils osaient venir pleuré devant lui. Ce qui était marrant au début, devint vite son pire cauchemar.

Quand l'un de ses collègues vint à lui pour le libérer de se carnage le temps d'une pause, il vit les regards moqueur des ses quelques supérieurs en traversant le couloir. C'était comme s'ils prenaient un malin plaisirs à le voir expérimenter ce poste. Le policier, faussement débutant, préféra tourner les talons en grognant dans sa barbe. Il avait réellement besoin de cette pause. Mais ce fut le retour au même schémas. Quand ce n'était pas le bureau, c'était la cafétéria. Montre en main, il tenu trente secondes pile dans ce brouhaha de rire rauque. Il abandonna l'idée de se prendre un café, retournant là où il avait déposé son sac. Depuis qu'il avait ce corps, il était accro à cette merde remplir de tabac. C'était plus fort que lui.
Le jeune homme avait son paquet en main, ainsi que son briquet. Il fit un signe à son collègue lorsqu'il repassa devant lui pour lui indiquer qu'il allait fumer. Au vu de la foule moins épaisse, il en conclu qu'il se débrouillait plutôt bien tout seul. Il pouvait donc sortir cinq minutes. Adossé à l'une des poutres porteuse devant la citadelle, il porta le bout orange ternis de sa cigarette à ses lèvres, mettant sa main devant sa bouche pour protéger sa risible flamme du vent. Il en avait déjà attrapé toutes les mimiques. Lentement, il glissa le long de la poutre, tout en recrachant sa fumée, jusqu'à se retrouver accroupi, les avants bras sur les genoux.

Jack fit tenir son bâton de tabac dans sa bouche pour avoir les mains libres. Il se glissa les deux mains, petit à petit, dans sa chevelure sombre. Il longea ainsi son crâne, le temps de deux ou trois allé retour pour se changer les esprits. Puis il souleva son menton. Et c'est son regard bleu qui percuta une silhouette qui semblait se démarquer de toutes. Il en resta figé le temps de quelques seconde. Il l'avait perdu de venu lorsqu'elle c'était mélanger à tout ces gens qui sortait du commissariat. Il se releva précipitamment, la cherchant du regard jusqu'à ce qu'elle réapparaisse. Ses nattes blondes, son teint de peau laiteux ainsi que cet expression contrarié qu'il connaissait que trop bien.

Il ne l'avait plus vu depuis plus de trois mois, Sixtine. Ils s'étaient quitté sur une coupure téléphonique. Sur un béguin d'adolescent qu'ils ne c'était jamais avouer. Et puis Jack tomba dans la démence.

Emporté par une multitude de sentiment, il en oublia même pourquoi elle était passer devant lui sans le voir. L'adrénaline le fit courir, la joie accrocha un sourire à ses lèvres mais la nostalgie vint le rétrécir avant que le doute ne le déforme tandis que le stresse le fit ralentir, s'installant en temps que boule dans le ventre. « Sixtine ! » Jack c'était brutalement arrêté alors qu'il courrait après elle, l’interpellant éssouflé avant qu'elle n'eut le temps de saisir la poignée de la porte. Et il croisa enfin son regard marengo. Mais elle allait lui échapper des mains, alors c'est prit de panique qu'il s'avança de nouveau, tendant ses mains vers elle pour prendre son avant bras. « Jack ! C'est moi ! »

C'est au regard que lui portait la jeune femme qu'il comprit que rien allait. Que l'étincelle d'espoir qui c'était formé en lui venait d'être noyée dans de l'eau glacée. Alors il défit ses mains de son bras, le silence plana. Il avait de quoi passer pour un fou. Comme ce qu'il craignait, elle lui fila entre les doigts, rentrant dans le commissariats. Il la suivit du regard jusqu'à ce qu'elle arrive jusqu'au comptoir. Et partir de ce moment, au travers de la baie-vitrée, il vit son reflet. Les dents broyer les une contre les autres, la mâchoire crispée, il ferma les yeux pour échapper à cette vue. A moitié en aveugle, il rentra calmement dans le bureau, imitant son parcours. « C'est bon laisse, Duncan, je m'occupe de la fin du service. Merci pour la pause. »
Il avait redoublé d'effort pour paraître aussi impassible devant son collègue. Il reprit sa place, s'adressant à tout les gens de la salle. « Merci de bien vouloir quitté les lieux, le bureau atteins son heure de fermeture. Sauf pour toi. » Et c'est là retint Sixtine par l'épaule, baissant la voix lorsqu'il s'adressa à elle.
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MessageSujet: Re: | C. Sixtine Cartsea | • Safe & Sound Jeu 3 Mai - 18:57

( À présenter plus tard )

Avoir les boules. Réellement. C'est une expression finalement trop utilisé, pour tout, pour rien. Lorsqu'il n'y a plus de flancs dans le rayon, j'ai les boules. Lorsque une chaussette rouge s'est perdue dans le linge blanc, j'ai les boules. Lorsque la corbeille dans laquelle on dépose le papier toilette en avance est vide, j'ai les boules. Mais aujourd'hui, Sixtine avait une vraie raison de le dire, de le redire, de jurer, de taper du pied, de s'énerver.

Antalis durant la période du festival, n'était plus qu'effervescence. La population était fébrile, en pleine excitation et la ville était comparable à un verre de champagne. Tout semble tellement inoffensif que nos peurs, angoisses habituelles s'évanouissent, la méfiance s'en vat se terrer ailleurs, attendant le moindre événement pour ressurgir. C'est ainsi qu'on lui vola son sac avec une facilité déconcertante, lui arrachant. Durant certaines conversations, on en rit, disant qu'on irait héroïquement courir après ce malfrat pour récupérer son bien et faire régner la justice. Mais lorsqu'on tient ce discours, on est soit très candide, soit très alcoolisé. Le temps de réaction mélangée à la surprise fit qu'elle se retourna tardivement, le voleur tournant déjà au coin de la rue. « ... AU VOLEUR. MON SAC ! »

Les passants se retournèrent la fixant, tandis, que tapant du pied l'air agacé, elle se força à courir. Voir un dératé dans une foule pousser des gens, c'était finalement assez simple à repérer. Les poings serrés elle évita les passants avant de soudainement s'arrêter, s'appuyant contre le coin de rue. Elle en pouvait déjà plus. Haletante elle passa une main dans sa nuque, écoeurée d'avoir perdu tout ce qui se trouvait dans son sac. Porte monnaie, téléphone, papiers d'identités. Elle se retrouvait démunie de bien matériel semblant parfois si superficiels. Courbée, ses mains contre ses cuisses elle poussa un long soupir avant de se relever, regardant autour d'elle. Elle supposait qu'elle devait faire quelques démarches administratives maintenant. Et la première fut évidemment le commissariat, à contre coeur. Elle détestait cette Citadelle depuis quelques temps, celle-ci était devenu un amas de souvenirs qui l'écoeurait, comme un chocolat chaud trop dense. La jeune femme se taisait sur le sujet préférant se montrer indifférente. Elle n'allait pas le pleurer ni rester inactive parce que lui l'était. S'il n'y avait pas d'espoir, pas la moindre étincelle parmi le tabac consumé, alors autant étouffer la moindre présence de chaleur. Et tant pis si cette cigarette restait éventrée sur le macadam, à partir du moment où celle-ci avait quitté ses lèvres pour rejoindre le sol, il n'était plus question de quoi que soit. Sauf que Jack n'était pas une vulgaire cigarette dans le paquet. Il était la meilleure, celle qu'on a du mal à allumer, qui refuse de prendre correctement. Celle qui refuse de faire comme tout le monde. Alors, soit on continue de se noircir le pouce contre son briquet, soit on décide de la laisser. Sixtine avait décidé de s'user la peau, de la voir rougir. Jusqu'à un certain moment, lasse. Parce que lorsqu'elle crut réussir, enfin, un coup de vent faucha la flamme naissante du briquet.

Voilà, c'est tout, c'est comme ça, c'est ainsi. Tout ce qu'elle réussit à articuler, à penser. Et elle se colmata le coeur comme elle pouvait, se disant que ça ferait l'affaire. Comme mettre une boule de papier dans un robinet pour essayer de coincer l'arrivée d'eau, la fibre s'use avant de totalement céder. Elle se hâta, se dirigeant vers la Citadelle Bleue, montant les marches, contrariée. Levant les yeux vers les portes, elle hésita un instant à partir, le monde présent lui donnant envie de revenir plus tard. Se forçant, elle se décida de continuer de marcher en direction de la porte, s'apprêtant à saisir la poignée lorsqu'elle entendit son nom. Elle avait pour habitude de ne pas ignorer les gens prononçant son prénom, celui-ci étant peu courant, il était rare qu'il y ai confusion. Pourtant lorsqu'elle se tourna, apercevant cette silhouette inconnue, elle resta de marbre, haussant les sourcils. Elle avait gardé son badge sur elle ? Baissant les yeux elle regarda, n'apercevant que son décolleté. Sixtine ne pris pas la peine de répondre, secouant la tête d'un air agacé. On croisait des fous tous les jours, de toute sorte. Mais ces paroles la sortir de son mépris, elle eut comme une décharge, le fixant. L'incompréhension, tout d'abord. Jack. L'ironie ensuite accompagné d'un sourire moqueur et d'un regard grisé. Celui-ci n'avait rien d'euphorique, c'était plus nerveux qu'amicale. Elle ne comprenait pas son insistance, qui il était, ce qu'il lui voulait.

« Non. » Voilà tout ce qu'elle put articuler, les lèvres entrouvertes, les sourcils haussés et la mâchoire serrée. Non, il n'était pas Jack. Non, ils ne se connaissaient pas. Lorsqu'il retira enfin ses mains elle fut comme soulagée, se précipitant dans le commissariat, troublée. Puis elle le vit à nouveau, remarquant son uniforme, fronçant légèrement les sourcils. Il ne semblait ni tranquille, ni normal à ses yeux. Et même si elle détestait juger, le terme de normalité se heurtant tout simplement à l'intolérance de chacun pour elle, elle ne pouvait que conclure une chose. Il y avait quelque chose d'étrange. Jack. Baissant la tête elle passa sa main dans sa frange ébouriffée ressemblant à des mèches en fouillis, écoutant l'annonce. Soupirant un poing sur la hanche, elle entendit les gens se plaindre, entamant une longue plainte à laquelle elle participa. « Putain mais vous êtes pire que la poste, vous êtes jamais ouvert. Vous me dites quand vous bossez ? Non parce que ça devient du délire là. » Mais elle eut un frisson lorsqu'elle sentit une main inconnu sur son épaule. Elle se retourna soudainement, sa main heurtant le poignet de cet agent, les sourcils froncés, ne supportant pas tant de familiarité de la part de ce parfait inconnu. Il la tutoyait, connaissait son nom, était très tactile. « Ne me touchez pas. » Elle ne haussa pas la voix, parlant à voix basse, elle souffla ses paroles de manière saccadée.

Elle le trouvait étrange, heureuse qu'il y ait des baies vitrées dans son bureau. L'envie de repasser une autre fois la pris, fixant la porte. Puis elle se rappella de sa venue, sachant qu'elle avait besoin de porter plainte. Elle ne pouvait pas se permettre d'attendre. C'est à contre coeur qu'elle prit place, s'asseyant sur la chaise, s'humectant nerveusement les lèvres. « On m'a volé mon sac pas loin du Colisée, dedans il y avait mon porte monnaie, mes papiers d'identités, les clés de mon appartement ainsi que mon badge grâce auquel je travaille. » Sixtine venait enfin de se rendre compte qu'elle ne pourrait sûrement pas rentrer chez elle ce soir. Pas de téléphone pour appeler un serrurier. Pas de papiers pour prouver qu'elle habitait bien ici. Pas d'argent pour le payer. Se prenant la tête entre les mains elle soupira, voilà tout ce qu'il lui manquait pour conclure sa journée. « J'ai pas vraiment vu la tête du ravisseur, c'était un homme, assez jeune. Mon sac lui est assez banal, noir à peu près comme ça. » Elle prit machinalement un stylo, faisant glisser à elle une feuille de brouillon d'un geste habituel et naturel, dessinant à peu près la forme du dit-sac. « Voilà je pense avoir tout dit. Je dois remplir un formulaire ? »Elle jeta un coup d'oeil au jeune homme, le fixant quelques secondes avant de rapidement baisser la tête, telle une enfant ne voulant pas être prise en flagrant délit. Elle était mal à l'aise, tout simplement, essayant de savoir où elle aurait pu le rencontrer pour qu'il la connaisse. Un ancien taulard peut-être. Pourtant il ne semblait pas porter les stigmates qu'on ceux faisant un minimum de prison. Un ancien camarade de classe. Alors elle réfléchit, éliminant d'office les plus petites classes, la mémoire étant sélective, cela paraissait très peu probable. Elle essaya de se remémorer le lycée, jetant parfois des regards en sa direction pour essayer d'apercevoir un élément qui pourrait produire un déclic, quelque chose de concret, que tout arrête d'être dans le flou. Mais rien. Il n'était personne.
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MessageSujet: Re: | C. Sixtine Cartsea | • Safe & Sound Sam 5 Mai - 1:09

« Alors tu traînes toujours autant au Colisée. » Ça lui avait échapper. Alors qu'elle venait de finir son compte-rendu, comme si elle avait l'habitude de faire fasse à ce genre de situation, Jack saisit mécaniquement son stylo. Il nota sur une nouvelle feuille toutes les informations nécessaires. Le coude contre son bureau, la main sous le menton, il jouait au imprimante. Elle parlait, et il écrivait. Mais intérieurement, il pensait bien à autre chose. Un sourire non voulu glissa de ses lèvres lorsqu'il remontait ses yeux azurés brièvement vers la jeune femme. Cette façon de s'exprimer oralement ainsi que physiquement, les airs qu'elle prenait à chacune de ses phrases et ses moindres mimiques, rien ne lui échappait.

En trois ans ils avaient eu le temps de se découvrir, de se connaitre, de s'analyser jusqu'à tellement se connaitre qu'ils pouvaient s'anticiper chacun, sur presque n'importe quel situation. C'était l'histoire de jours entiers passés ensemble, à se taper dessus comme des mômes, à se chercher du regard comme des adolescent et s'insulter comme des vieux. C'était une histoire de feeling. Jusqu'à ce que Jack merde. Et maintenant qu'il se retrouvait là, devant elle, il se rongeait de nouveau de l'intérieur. En expliquer les causes serait trop complexe mais surtout trop d'un coup. Il faudrait déjà pour cela, qu'elle l'arrête de le dévisager ainsi.
Il avait finit de remplir l'une des fiches d'informations, qu'il arracha de son bloc pour la mettre à quelques centimètre plus loin pour recopier certaine chose. La deuxième feuille qu'il était en train de griffonner concernait l'identité de la victime. Alors qu'il connaissait ce formulaire par coeur, il se surprit soudainement à le lire et à le remplir dans sa tête. Le policier, à la place de lui laisser "l'honneur" de remplir la paperasse se mit à mettre lui-même les informations de Sixtine.

Il y a quelque années de cela, leur rencontre c'était fait au même endroit. Et voilà que maintenant, après trois mois de disparition, ils se rencontrait de nouveau ici. Du moins, il la rencontrait de nouveau. Et il y a quelques années de cela aussi, il remplit le même genre de dossier pour elle. Pencher un peu plus sur sa feuille, il se mit à remplir tout les champs qu'il savait d'elle, soit la presque totalité des informations, sans faute. Sauf sur le numéro d’assurance, fallait pas pousser trop loin. Jack alla s'adosser complètement dans son fauteuil lorsqu'il lui tendit le papier. « Date et signature. » Malgré son air confient, il savait pertinemment qu'il allait passer pour un horrible obsédé travaillant ici et qui, aurait étudier chaque dossier minutieusement. En particulier celui de la jeune femme. Cependant, il s'en moquait totalement, tout bonnement décidé à bien la convaincre.

C'est pourquoi il aimanta son regard vers elle, l'air sérieux. « Il y a à peu près trois ans, tu t'es fais embarqué ici par un homme. Homme à qui tu avais foutu un coup de boule auparavant. » Il soupira un rire nostalgique, fermant les yeux. Il balança sa tête en arrière, regardant par la suite le plafond. « Pourtant, au bout d'un certain temps, tu t'es pas gêné pour faire de cet homme ton mentor. Parce que c'est vrai qu'il fallait comprendre ta puce qui te permettait d'utiliser le papier comme n'importe quelle arme. » Il bascula en avant soudainement, un large sourire ouvrait son visage. Une nouvelle feuille en main, il dégagea son bureau pour y faire de la place. « Je me souviens que j'avais trouver ça hyper comique comme don. Et pourtant... » Du bout des doigts, il poussa l'origami qu'il avait plier sous ses yeux pendant qu'il parlait. Il s'agissait d'un cygne simple, le b.a.ba de ce qu'elle savait faire et qu'elle lui avait apprit. Il se leva de son siège, disparaissant dans la pièce d'à côté en laissant son téléphone à côté de sa ridicule création.
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MessageSujet: Re: | C. Sixtine Cartsea | • Safe & Sound Sam 5 Mai - 23:11



« Alors tu traînes toujours autant au Colisée. » Une nouvelle décharge, quelque chose la faisant réagir, lui remémorant une multitude de choses. C'était comme remuer le fond vaseux d'une marre, l'eau devenant petit à petit opaque et trouble. Alors pour éviter de paniquer, elle essaya de trouver une explication, quelque chose de rationnel. Peut-être qu'en faisant des rondes, il l'avait croisé, qu'en tombant sur son dossier il avait fait le rapprochement. Et plus elle essayait de trouver une quelconque raison pour se rassurer, plus tout devenait flou. Il la connaissait. Il était un inconnu pour elle. Mais les événements ne se calmèrent pas, les amas de coïncidences ne cessant de s'accumuler face à elle. Il remplissait chaque champ du formulaire avec aisance. C'est à ce moment-là qu'elle se mit sérieusement à douter, ne sachant plus si le problème venait d'elle ou de lui. On aurait dit qu'ils étaient de vieux amis se connaissant depuis des années, non pas par le dialogue car celui-ci était loin d’être amical, Sixtine ne cessant de mettre des barrières. Mais le fait qu'il en connaisse autant sur elle la perturbait. Puis il lui tendit le papier, elle le vit pratiquement rempli, restant un moment silencieuse. Signant, elle data le papier, remplissant l'un des rares champs vide avant de lui tendre à nouveau la feuille. Mais il semblait qu'il veuille appuyer ces nombreuses coïncidences, pour lui montrer qu'ils se connaissaient bel et bien. Il avait vrai, sur tous les points, et si son physique avait été autre, elle l'aurait sûrement crû. Sauf qu'il était loin d'être la personne avec qui elle partageait ces événements antérieurs.


L
a mâchoire crispée elle ne dit rien, son rire lui donnant un frisson. Il racontait ça comme s'il l'avait vécu comme si c'était normal ainsi que cohérent. Plus il parlait, plus le calme de Sixtine s'effritait. Jack. Voilà la seule image lui venant à l'esprit, elle le voyait, le revoyait, il défilait devant ses yeux ouverts pendant que son cœur se serrait. Rouvrir une plaie fermée, c'est comme arracher la croûte d'un genoux écorché, pensant qu'il a cicatrisé. Finalement rien n'était vrai. Et le concernant, elle avait essayé de construire un château de cartes pour le cacher. Ce n'était pas de la tristesse qui l'atteignait tout de suite. C'était de la colère, que cet espèce de blaireau parle comme presque en son nom, s'appropriant son rôle, son identité, tout. Et s'il l'usurpait lui, il estampillait aussi la jeune femme. Elle se sentait nue, elle avait l'impression qu'on venait de la déshabiller et qu'on exposait son corps en place publique pour la punir d'un quelconque méfait. Cette impression d'être coupable, c'était la culpabilité, celle du, si j'avais su, j'aurais dû, je suis fautive quelque part. Surtout lorsqu'on aime tout est plus acerbe. Même si rien n'avait été sérieux, que ce n'était comparable qu'à un flirt d'adolescent en pleine puberté. On se sentait con. Con et totalement misérable. Elle évita son regard, elle le trouvait malsain, lui et tout ce qu'il représentait. Mais lorsqu'il posa l'origami sur la table, elle ne pus en décrocher son visage, se rappelant que trop bien lorsqu'elle lui avait appris.


Il essayait, tant bien que mal, pliant, essayant de rectifier parfois. Elle l'aidait, le réprimandant parfois. Montrant du doigt où plier, mimant le geste parce qu'il refusait qu'elle plie à sa place. Il voulait tout faire de lui-même, tant pis que ça prenne du temps. Jusqu'au moment où agacé elle plaça ses mains sur les siennes pour le guider, le trouvant trop lent, sourcils froncés. « Comme ça ! Et râle pas ! Tu sais plier maintenant, bravo. »

L
orsqu'elle sortit enfin de ses pensées, il n'était plus en face d'elle, un portable déposé aux côtés de l'oiseau grue. Exaspérée, elle prit l'oiseau en main, le fixant avant de le jeter vivement sur la table, le détruisant d'un claquement de doigts. Peut-être le contrôlait-elle, mais elle avait aussi la capacité de le réduire en lambeaux par ses propres moyens. Le portable en main, elle ouvrit celui-ci hésitante, essayant de se rappeler d'un quelconque numéro. Mais rien. Une entrave à la pensée la bloquait. Elle alla dans le répertoire du portable de l'agent, trouvant cela étrange qu'il lui laisse son appareil personnel sachant qu'un téléphone fixe traînait à côté. Personne qu'elle ne connaissait parmi ces noms. Soit, elle violait son espace privé. C'était à ces risques et périls après tout. Refermant l'appareil, elle le posa quelque peu violemment sur le bureau, se levant allant rejoindre l'agent dans la pièce voisine. Elle ferma la porte derrière elle, s'appuyant contre celle-ci, les mains dans le dos, le fixant. Mais son expression n'était en rien amicale, des traits froids et crispés ainsi qu'un regard froncé. Rien ne respirait la sympathie chez elle. « Je ne sais pas qui vous êtes. Mais vous semblez bien me connaître, un peu trop même. » Elle marqua une pause, s'humectant nerveusement les lèvres. « Votre attitude est étrange. Vous avez rempli mon formulaire presque intégralement. Alors… » Elle serra ses mains un peu plus fortement dans son dos, enfonçant ses ongles dans le dos de sa main. « J'aimerais savoir comment et pourquoi vous en savez autant. Et ne venez pas me dire à nouveau que vous êtes Jack, c’est totalement absurde. Absurde et malsain. »

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MessageSujet: Re: | C. Sixtine Cartsea | • Safe & Sound Lun 7 Mai - 16:47

C'est sans se retourner que Jack alla se réfugier dans la pièce d'à coter où se trouvait encore deux des ses collègues. Il ne leur prêta pas attention car il s'était mit face à la porte, le front coller contre celle-ci. « Jack, Jack, Jaaack qu'est ce que t'es con mon pauvre. » Suivit d'une série d'injure lui étant lui-même destiné rythmer par les coups de tête répété contre la porte. L'un de ses collègues quelques peu plus âgé que lui, s'arrêta de pianoter sur son clavier, retirant sa cigarette de sa bouche pour se pencher vers lui. « Schaun... ça va pas ? » Le plus jeunes des trois hommes stoppa aussi son action en voyant l'étrange comportement de l'arrivant. « Un mec qui te fait chier ? » Brusquement retiré de ses horribles pensés, Jack se retourna vivement, ayant oubliés ces deux gusses. L'air ahuri, il laissa trôner un silence de mort, devant tout pâle sans un donner une raison. Ce fut le temps de quelques secondes avant qu'il ne reprenne une bouffé de fumée entassé par les cigarettes cramés dans cette pièce.

« Ouais. Non, vous inquiétez pas. Juste des vieux démons que j'appel souvent Jack. Et qui qu'est ce que vous foutez encore là ? C'est à moi de fermer le service. Hop, hop. » Le vieux démon Jack, comme il s'était surnommé, envoya le coursier autre part et vola la place de son collègue dernière son écran. Et lorsque la porte claqua, annonçant qu'il était seul, il s'affala sur le siège, soufflant bruyamment. Les coudes écartés sur le bureau, les mains soulevant sa mèches, il cru avoir le temps de respirer. Mais aussitôt la porte fermé, l'autre se rouvrit, Sixtine se tenant derrière celle-ci. Nouveau silence.

Et les rôles s'inversaient.

Alors que c'est lui avait chercher à la rattraper, il voulait maintenant la fuir tandis qu'elle cherchait des réponses tout en se volant le visage. Il commençait à s'agiter tout seul, sa mèches de cheveux retombant sur son front jusque sur le haut de son nez. Et au moment où il voulu redresser son menton vers elle, c'est plusieurs poignard qui vint s’enfoncer dans son dos à chaque ancienne image qu'il avait d'elle. C'était elle en fait, mes vieux démons.
Le policier sortit de son siège avec une certaine violence agacée. Il se mit à faire deux tours sur lui-même, se frottant nerveusement le visage. Puis il s'arrêta plus loin, face à elle. « Absurde ? Je te l'accord... Malsain ? A ce demander qui est le plus malsain de nous deux. » Ça l'énervait. Elle l'énervait. Il s'énervait. Parce que dans sa connerie, il essayait de se refaire une vie durement construite. Une vie qu'il réussi à détruite en moins d'une semaine. Alors il s'habitait à ce corps ainsi que son environnement. Mais elle arrive et fou tout en l'air. Il ne lui en veut pas, ça serait ridicule.

« Autant me demander qui je suis toute suite. Parce que je serais pas comment te répondre. Même dire que je suis serais comme énumérer tout les chiffres de Pi après sa virgule. Débile tu vas me dire. Pourtant c'est toi qui me crois pas quand je te dis qui je suis. » Les deux pieds condamnés à rester cloués au sol, les bras le long du corps, les épaules tombantes, c'est comme ça qu'il se présentait devant elle. C'était ça, son obstacle, le physique. Ça se voyait dans son regard. Ses yeux. C'était ses yeux le problème, yeux dans lesquels il c'était que trop noyé. A ce moment précis, il la détestait. Il la haïssait du plus profond de son être de se retrouver ainsi, dans une tel position avec elle. Dans un élan de folie, il lui aurait arraché les yeux juste pour ça.

Et dans son instant d'incertitude versatile, il avait avancer vers elle. Ces quelques pas qu'il exécutèrent pour la rejoindre raisonnèrent dans la pièce jusqu'à ce qu'il ne soit plus qu'à quelques centimètre d'elle. Comme une musique tournant en boucle dans sa tête, il anticipa toute les mélodies de la jeune femme. Sachant qu'elle n'allait pas se laisser approcher de si près facilement, il se servit des parades qu'elle allait utilisé pour les bloquer les poignets d'une main et l'autre main vint la priver de sa vue. Coincée contre la porte, les poignets vers le bas ainsi qu'une main aveuglante, il approcha ses lèvres de son oreille pour lui répété cette éternelle phrase qui fut souvent la réponse à la plus part de ses questions. « Sixtine bordel, réfléchis. »


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MessageSujet: Re: | C. Sixtine Cartsea | • Safe & Sound Sam 12 Mai - 19:25




C'est lorsqu'il commença à s'agiter, s'énerver, qu'elle comprit qu'elle allait devoir se taire et rester le plus immobile possible durant un certain laps de temps. Comme devant un animal sauvage, il faut parfois admettre qu'on est pas suffisamment armer pour faire face. Et c'est ainsi qu'elle cadenassa ses lèvres, se les mordant, fixant le jeune homme dans ses mouvements brusques, silencieuse, le suivant du regard. Entremêlant nerveusement ses doigts coincés dans son dos, elle les serra violemment lorsqu'il prit enfin la parole. Elle était malsaine. C'était elle qui s'accrochait à une désillusion, évidemment, dit comme ça c'était presque logique. Cartésien, mais pas forcément vrai. Il brassait de l'air, racontant des choses paraissant incohérentes aux oreilles de la jeune femme. Elle aurait pu lui rire au nez pour ensuite partir, s'en aller. Ne pas connaître la vérité sur un fou n'était pas grave, elle en rencontrerait probablement d'autres qui cette fois prétexteraient qu'ils sont parents ou même la réincarnation de la perruche qu'elle a eut pour ses neuf ans. La curiosité est un vilain défaut ne l'a-t-on pas assez répété aux enfants ? Probablement pas assez pour qu'elle reste ainsi.

Le regard planté au fond de la pièce, le vague devant elle, les ombres changeantes la réveillèrent soudainement, quelque chose bougeait, s'avançait. Se décollant soudainement de la porte, son pied alors appuyait contre celle-ci vînt s'ancrer dans le sol. Mais à peine avait-elle changé de position en le voyant bouger qu'un bandeau noir s'abattit sur sa vue la laissant raide et immobile. Les lèvres entrouvertes elle n'essaya pas de se débattre en sentant la poigne ferme enfermant ses deux poignets. Le coeur battant à en rompre les parois, compressée contre la porte elle sentit un courant d'air tiède près de son oreille son corps se crispant. Celui-ci devînt un bloc, dur et inflexible l'espace de quelques secondes avant de soudainement perdre toute rigidité, ses jambes pliant sous son poids. L'intimidation, les menaces, rien n'aurait pu faire courber Sixtine. Mais certaines choses, simples et ciblées, arrivaient à la déstabiliser de manière déconcertante. Plongée dans cette stupeur elle laissa ses genoux toucher le sol, ceux-ci heurtant légèrement le bois sourd de la porte.

Cette phrase était la plus banale de toute, tout le monde pouvait la dire, la redire, la scander, la hurler, la babiller. Mais aux yeux de Sixtine, elle faisait partie de son quotidien, on lui avait souvent dit et depuis, cette citation était rentrée dans son vocabulaire, lui rappelant certains événements. Cette journée tournait autour d'un disparu qui n'avait plus d'intérêt à ce qu'on parle de lui.

« ... J'ai pas envie de réfléchir à quelqu'un que je considère enterré. Puis je m'en fous... Tu peux être qui tu veux si ça te chante... Deviens lui, deviens moi, n'importe qui. Mais... »

Elle marqua une pause, se relevant, le carrelage froid lui donnant la chaire de poule. Profitant de cette manoeuvre, elle se retourna vivement lui faisant volte-face malgré qu'il exerce encore une certaine force, elle fit un pas en avant, balançant sa tête en arrière avant de violemment frapper la sienne. Coup de boule. Se blessant dans la précipitation elle ferma son oeil gauche sentant une certaine chaleur au-dessus de son arcade sourcilière, une main s'appuyant contre l'un des bureaux l'autre essuyant la traînée sanguinolente, un filtre rougeâtre venant de s'abattre dans son champ de vision. Basculant sur une chaise, affalée ainsi qu'haletante, l'oeil toujours clos, elle leva sa main faisant un geste sec sur le côté.

Les dossiers, les feuilles, tout ce qui était susceptible d'être en papier trembla. « … Si tu me connaissais bien tu saurais que je me laisse pas faire par le premier blaireau qui se pointe. » Sixtine esquissa un sourire entrouvrant son œil avant de le refermer aussitôt. Elle ne souriait pas par sadisme, ni par fierté. Mais parce qu'elle avait l'impression de revivre une étrange scène du passé qui avait finalement et étonnement créé un lien. Peut-être aussi parce qu'elle avait, qu'importe la situation, cet étrange de sentiment qu'elle avait au Colisée qui s'éveiller. Tapant du poing sur la table, elle termina son œuvre de papier, les feuilles volèrent, formant une large vague s'abattant sur le jeune homme. Ou le substitut de Jack. Elle ne savait encore comment le nommer. Il n'aurait que des multiples coupures ici et là ainsi qu'une certaine surprise. Malgré l'effroyable mal de tête ainsi que sa vue entachée elle se leva, ouvrant la porte, s'en allant, laissant les différents membres de la gendarmerie courir vers le bureau en entendant le bruit.

Finalement elle ne savait pas tellement si sa recherche allait être effectuée après ça. Debout, dos au bâtiment elle regarda autour d'elle, avant de jeter un coup d'œil à son t-shirt, ouvrant de grands yeux. Portant ses doigts vers son nez elle se recula rapidement par réflexe. « Merde. J'saigne du nez. »



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