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call me cursed 【PV Kaze】[TERMINE]

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MORPHÉE TROUVE QUE C'EST CLASSE DE S'APPELER
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MessageSujet: call me cursed 【PV Kaze】[TERMINE] Ven 4 Mai - 23:17


Je veux juste une dernière danse.

20 :47.

Elle remit une dernière fois du gloss sur ses lèvres, avant de sourire. Le sort était jeté, la frêle December reposait quelque part dans les coulisses. Seule « Castor » se tenait devant le miroir, radiante comme jamais. Ses longs cheveux bleus glissaient sur ses épaules, sa robe caressait doucement ses formes, et ses yeux brillaient d’excitation. Elle n’avait qu’une envie présentement, c’était de chanter et de charmer ses auditeurs grâce à sa musique. Elle en oubliait presque l’heure qui défilait rapidement, et que son entrée en scène n’était plus qu’une question de minute.
    « December, ça va être à toi. »
Dit la personne qui venait d’entrer dans la pièce, la sortant de ses pensées. Un gérant du cabaret, un brave homme, c’était lui qui avait embauché la diva lorsqu’elle cherchait un petit boulot. Elle regarda sa montre :

20 :58.

Le bruit des haut-talons résonna dans la salle. Tous étaient silencieux, attendant qu’elle monte sur scène. D’un pas assuré, elle monta les petites marches qui menaient à l’estrade. L’éclairage changea alors brusquement, plongeant les spectateurs dans le noir et faisant lumière sur December. Une vague d’acclamations parcourut alors le public, tandis qu’elle faisait sa révérence.
    « Bonsoir public. J’espère que vous passerez une agréable soirée. »
Elle prit alors place à son piano, et inspira longuement. Les lumières s’atténuèrent, pour lancer place à une ambiance sensuelle. Elle entama son ouverture, délicate, et joua doucement. Ce n’est qu’à la troisième mesure qu’elle se mit à chanter. Elle se sentait alors à l’aise, dans son élément. Les notes étaient limpides, glissaient sous ses doigts comme de la soie. Sa voix chantait d’elle-même, elle avait déjà quitté le corps de December. Elle était partie se balader dans les oreilles des spectateurs, leur susurrer des mots d’amours pour chacun d’eux. « Castor » était heureuse, elle allait en crescendo. Il fallait tenir le public éveillé, bien qu’une berceuse fût convenable. C’était une bien agréable mélodie, que de voir les amoureux s’enlacer, les yeux émerveillés, et les sourires charmés. Elle se sentait amoureuse, elle aussi. Amoureuse de ce monde, de cet univers qu’elle créait chaque soir où elle chantait. Elle était amoureuse de ces nuits magiques, où elle oubliait qui elle était. Elle était amoureuse des rencontres qu’elle faisait, des visages réjouis qu’elle observait.

Elle aimait tout cela, mais pas son quotidien.

22 :12.

Le rêve était fini, dispersé en éclats parmi les clients restants. Les lumières étaient rallumées, vivaces et agressives. Le vieux barman nettoyait ses verres, et essayait de gérer les clients un peu trop bourrés. December, comme chaque soir, était assise sur un divan dans un coin de la pièce, à contempler les tables aux bougies consumées. Elle remarquait que les fleurs posées dans le cabaret s’accordaient à sa tenue ; ce soir, c’était bleu lavande. Elle lambinait sur le canapé de cuir, que le gérant avait acheté lors de son premier concert. Il en avait fait le siège réservé de « Castor », et y avait même mis un oreiller en velours. Tous les soirs, après ses concerts, elle se reposait dessus et buvait un cocktail. Ce soir, c’était vodka, citron et lait de coco. Ecœurant, vraiment. Elle n’avait qu’une envie, c’était de se débarrasser de son verre. Elle l’aurait fait, si un élan de flemmardise ne s’était pas emparé de ses membres. Elle ne put alors que fixer méchamment la poubelle à trois mètres d’elle.

22 :16.

Le verre commençait à peser lourd dans ses mains. Finalement, elle décida de se lever. Expirant lourdement, elle quitta le divan et se dirigea vers la poubelle. Toutefois, une silhouette imposante l’interpella. Elle s’approcha doucement de la personne, sans savoir s’il était entouré, et essaya d’apercevoir son visage. En arrivant à son niveau, ses talons la trahirent, et la firent trébucher sur un pli dans la moquette. Elle dut s’agripper à l’inconnu, pour ne pas se retrouver le visage enfoncé dans le sol. D’un coup d’œil discret, elle en profita pour confirmer ses instincts.
    « Vous êtes Kazé, n’est-ce pas ? »
Avec un petit sourire timide, elle regarda le grand brun. Elle se souvenait vaguement de lui, ils s’étaient déjà rencontrés au cabaret. Ce n’était pas la première fois qu’il venait la voir sur scène, et voir un visage familier réjouissait December. Restait à voir s’il se rappelait d’elle, de son côté.
    « Nous nous sommes rencontrés auparavant. »
Elle sembla hésitante, espérant que sa mémoire ne lui jouait pas des tours.
    « Au cabaret, il y a moins d’une semaine. Même si j’ai du paraître sous le nom de « Ponaite », ce soir-là. »

Car oui, après tout, « Castor » n’était pas son unique surnom.

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MessageSujet: Re: call me cursed 【PV Kaze】[TERMINE] Dim 6 Mai - 15:08

Tu décapsules péniblement le couvercle des sentiments dissolus, des bulles s'en échappent, eux restent dans le fond.

Regards maladroits, regards déviants qui ne trompent pas sur leur réaction. L'agressivité remue violemment la plaie mal cicatrisée des péripéties passées. Rage contenue, colère refoulée, une frustration brûlante, hurle derrière l'impassibilité de son regard inexpressif. Mal de l'oublier, pire d'y penser. Les images circulent, répètent sans cesse le scénario, tire vers les prédictions futures. Il frôle les bords du précipice, ce tronc d'arbre permettant la traversée, seule voie a emprunter. La peur du vide omniprésente, il effleure cette possibilité d'y risquer chacun de ses derniers instants.

Alliance rompue avec un silence empoisonné retourné en pleine face, un silence traître qui l'étouffe désormais.

La vue trouble, une main agile essuie la buée, tente désespérément de la chasser en faisant éclore une réalité mieux établie derrière ses contours indistincts. Il aperçoit les limites qu'il feignait d'ignorer, ce revers terni de la médaille. Dans un périlleux volte-face, il ferme les portes imposantes de cette forteresse impénétrable. Ne jamais perdre la face contre ce genre de personne résonnait comme un écho gigantesque dans les tréfonds de son âme désabusée.

On fuit toujours un peu plus les responsabilités éreintantes, à la recherche d'une bouffée d'air vivifiante. Des mains chaleureuses penchées sur les ombres dansantes saisissant à bout de bras, les plus timides et hésitantes de leur compagne. L’élu qui a tout, commande et réclame dans un monde où beauté et laideur se mélangent, se confondent, parcoure sans cesse les paliers, en quête d'une distraction. Le divertissement souhaité par le roi pour combler son intarissable ennui, quand il n'envoie pas ses sujets sur le front, à la guerre massacrer d'autres hommes pour des raisons incertaines, si ce n'est l'extension de son territoire infini aux terres ensanglantées par le sang des serviteurs aveugles et dévoués à la cause du souverain.

La main effleure la poignée, d'une porte vers un monde étranger. Un pas dans l’obscurité vaut mieux qu'un autre vers la lumière accusatrice du jour.

Il passe la main habile de chef d'orchestre à d'autres protagonistes plus familiers en ce lieu fortement fréquenté. Lui dont seul les bâtiments éclatants de la porte d'Hera décroche encore des regards intrigués, mais rien positionné sur le sol de cette cité n'attire un homme ayant l'habitude de toujours regarder en direction des astres. Une voix à ses côtés contient mal son impatience, opposée à sa carrure droite et fermée qui observe silencieusement les alentours, sans toucher au verre posé sur la table. Un peu de silence, le spectacle va bientôt commencer...

Les lumières entament une série de combinaisons, l'éclairage faiblit et l'artiste entre sur scène sous le bruit des applaudissements enthousiastes, les regards autour débordent de fascination pour la vedette marchant sur la scène. De sa place en retrait, il ferme alors les yeux se laissant transporter par le son des notes glissant sous les doigts de la musicienne expérimentée. Puis la voix transperce l'air, les cœurs se soulèvent, les yeux se mouillent sobrement, mais l'émotion contagieuse qui en découle ne parvient pas à entailler la glace qui entoure son corps et entrave ses pensées.

Parce qu'il y aura toujours une tâche sur ce tableau, un point sombre et ce dernier attire vers lui, les créatures maudites du passé si bien enfouies sous l'amas de poussière, qui s'éparpille au moment importun.

Alors que le spectacle s'achève, que la magie envoûtante s’éteint lentement il écoute les remarques et les éloges décernées à l’interprète de la douce mélodie précédemment exécutée. Aucun commentaire n'est échangé, bien qu'il se lève pour saluer quelques connaissance au passage, sans s'attarder, sans briser la distance qu'il provoque par inadvertance. Moins vif et spontané auprès de ces personnes, où aucun lien durable ne peut être maintenu...

A chaque confrontation, la barrière imprenable s'affaiblit, du recul pour cacher les minces fissures qui apparaissent, mais le temps manque cruellement...

Soudainement le contact inattendu d'un corps en agrippant un autre, retour précipité à la réalité hors de ses pensées ou en train d'épier passivement les conversations environnantes. Une main maladroite qui étreint le beau costume, se permet pareille audace sans imaginer le danger encouru. Aussitôt se braque un visage courroucé sur l'inconnue, pourvu d'un éclat tranchant qu'il vaut mieux redouter. Néanmoins le ton de sa voix conserve une froide intonation jaillissant d'entre les lèvres de l’élu sans trahir l'expression de marbre qui s'esquisse sous le nez de son interlocutrice.

«  Nous n'avons pas été présentés. »

A celui qui sait positionner des barrières solides interdisant tout mouvement aux étrangers. Le doute intervient en éternel perturbateur dans un quotidien sans remous. Son propre nom résonne dans sa tête et l'impression désagréable qu'un point crucial fuit et se tait encore à son approche. L'oubli frappe rapidement, qu'il décroche un léger frisson à peine perceptible au concerné. Soustraire pareil souvenir ? Pourquoi donc ? Il balaie la salle d'un regard perplexe avant de retomber sur la demoiselle dont l'identité ne lui revient strictement pas.

«  Dois-je vous féliciter pour votre prestation de ce soir ? »

Cependant, il a reconnu l'artiste sur scène, un maigre sourire s'esquisse sur les traits moins figés, laissant naître une expression plus avenante sur un visage dont les charmes disparaissent lorsque lassé, il brise son propre masque. La réplique de l'élu se voulait un brin moqueuse, au doux chant de l'ironie, sans pour autant décerner à la jeune femme une remarque déplaisante à l'égard de son geste déplacé. Loin d'être perpétuellement perfide au besoin d'y envenimer constamment la situation, il se laisse aller à y échanger quelques mots en sa compagnie.

« Enfin, j'aurais tout le temps de le faire, si en supplément vous acceptez de me rafraîchir la mémoire, concernant cette première rencontre. »

Autour d'un verre comme le voudrait la tradition, au risque de s'y noyer le temps d'une soirée.

Il ne vient ici que pour s'égarer quelques instants, à contempler des visages plus expressifs et dont l'âme n'a pas été entièrement rongée par la noirceur des désillusions passées...
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MessageSujet: Re: call me cursed 【PV Kaze】[TERMINE] Mer 11 Juil - 0:09


Avant l'ombre et l'indifférence.

22:20.

December sentait son courage –que dis-je, son audace !- s’envoler comme un pétale secoué par les vents. Elle voulait disparaître dans un coin, lointain, ténébreux et invisible. Sous le divan était une bonne idée, sensée, bien que peu probable. Non. Elle inspira longuement, « Castor » était belle et bien présente, bien que moindre. Sa gaieté et son bon-vivre restaient, effaçant la timidité maladive de December, et sa lâcheté. La magie de Cendrillon n’avait pas disparu, elle le savait. Bien que l’air imposant du brun ne fût pas le moins du monde rassurant, elle le fixa dans les yeux avec un petit sourire gêné.

22 :21.

    « Oh, merci. »

Etait-ce réellement une remarque courtoise ? Oh, la demoiselle n’avait aucun doute à ce sujet. Elle était trop candide, malgré le sérieux de son esprit d’artiste, pour y voir un reproche, ou même un sarcasme. Non, pour elle, le monde était rempli de personnes douces et clémentes, nul besoin d’animer un conflit. Pourtant, quelque part, dans la dissonance de cette phrase un peu trop courtoise, une touche d’ironie s’y était glissée habilement.

Le sourire qui parcourut brièvement les lèvres de Kazé la rassura, au point qu’elle se permit un petit soupir. Elle se détendit alors un peu, relaxant ses épaules raidies et ses mains qui en devenaient moites.

22 :25.

Elle était maintenant un nouveau verre en main, toujours en compagnie du beau brun. Ce dernier voulait éclaircir le mystère de leur rencontre, que la demoiselle se trouvait bien en mal d’expliquer. Elle se sentait stupide, et niaise d’avoir reconnu un homme qui ne la connaissait pas. Elle prit pourtant son courage à deux mains, pour le peu de magie que « Castor » lui avait laissé, et entama ce qu’elle pensait être ses souvenirs.

    « A vrai dire, j’ai plusieurs surnoms, dû au fait que je chante dans divers cabarets. Si je me souviens bien, la fois où nous nous sommes rencontrés, j’étais surnommée « Ponaite ». C’était un petit bar, où peu nombreux sont les clients. Alors, je retiens facilement ceux qui s’y rendent. Vous étiez l’un deux. »
Elle jeta un coup d’œil à son interlocuteur, pour voir si celui-ci réagissait à ses propos. Elle continua ensuite son récit.
    « Vous vous teniez à l’écart, dans les pénombres du cabaret, là où les lumières sont très faibles. »
Au fur et à mesure qu’elle avançait dans son explication, December se rappelait pourquoi elle n’avait pas marqué Kazé, et que celui-ci ne se rappelait pas d’elle. La cause était la suivante :
    « A vrai dire… Vous étiez à côté de la porte des vestiaires, et au moment d’aller me changer, je vous ai adressé un sourire… »

Lui avait-il rendu ? Ses souvenirs se faisaient flous.

22 :29.
    « Et ce fut là notre rencontre. »
Elle se sentait maintenant idiote. « Castor » avait une mauvaise influence sur sa personnalité au cabaret. Qui aurait pu se souvenir d’une fille, qui aurait tout juste souri avant de disparaître derrière les coulisses ?

Pas Kazé en tout cas.



OMFG. J'suis impardonnable, vraiment. J'suis désolée pour le retard. ;w;
*S'excuse mille fois, et plus encore, et toujours encore parce qu'elle a trop abusé*
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MessageSujet: Re: call me cursed 【PV Kaze】[TERMINE] Ven 20 Juil - 21:44

Le corps un peu plus enchâssé dans sa solitude. Une voix qui répond à son appel, douce et sereine, se répercute contre le visage de l'automate dressé à ses pieds. Puis assis prêt de l'artiste, qui propage une paisible lumière, chaleur à celui qui a perdu toutes sensations agréables au contact d'autrui. Il boit les paroles comme pour y trouver réponse à des questions voilant le détachement ostensible. Politesse et courtoisie des hautes sphères oblige à se montrer un minimum correct. Mais l'épuisement emporte la bataille, l'incite à se plier devant les dires prononcées, sage et attentif, aucune protestation même silencieuse n'est émise.

«  Et parmi tous ces pseudos qu'il faudrait retenir...l'un d'eux est-il à privilégier ? »

Un regard suffit à détailler scrupuleusement le maintien de la diva d'un soir. Une jeunesse saillante sur ses traits maquillés dont il ne peut faire abstraction et l'hôte s'en amuse derrière son masque impassible. Il connaît ces approches, ces artifices désirables, tant expulsés qu'accueillis en son sein. L'oeil critique de l'expert, fin et agile devine ce qui peut par une faille négligemment ouverte, encourager un craquèlement sur la surface claire et limpide ornant les apparences prestigieuses en fonction du rôle attribué. Le sien déjà abandonné sur le seuil du cabaret, ici, il n'est plus Saggitarius ou bien Hypnos, simple client lors d'une soirée anodine.

Tu te forces à sourire, être autre chose que l'icône glorieuse, quelque chose qui diffère, mais tu t'y prends mal...

Événement récent, la scène ne se redessine pas dans sa mémoire, les discussions environnantes ne ravivent pas les souvenirs éteints. Les regrets débarquent, prennent en otage cette rigidité, ce sérieux émis. L'élu de sa présence aussi imposante qu'invisible avait dû se tenir à proximité de ces coulisses, loges à scruter chaque détail vivant prit dans sa course frénétique avant une énième représentation. Le sourire d'une enfant accrocheur, un échange éphémère, fugitif souvenir perdu à jamais. Le passage violent n'accuse que les dégâts occasionnés par tant d'indifférence. Contenance exercée, elle dissimule l'infime trouble provoqué par la jeune femme envers cet intrus qui n'a véritablement pas sa place dans le monde nocturne des artistes.

« Il devait y avoir beaucoup de monde à venir me parler ce soir là, pour que je n'eusse pas l'occasion de vous complimenter. »

Un petit mensonge pour endormir la vigilance, écrasé dessous l'inattention dont il avait fait preuve. A t-il l'impression que le destin s'acharne sur des routes condamnables qui se croisent, se délient indéniablement. La malice transparaît au fond du regard froid, trompe un instant la lourdeur de cet indésirable fardeau qu'il garde près de lui. Papillon attiré par une lumière inconnue, oscillant dans des tons mauves et bleus, esprit fasciné. Il oublie de questionner sur ce qui le dérange, ce nom qu'elle peut prononcer sans qu'aucune amabilité échangée entre eux auparavant. Cela n'a plus d'importance. Il s'oublie entièrement résilié, devenant à son tour une pièce capable de se mouvoir dans un univers étranger au sien. Il les oublie eux, tous sans exception, comme si il n'avait jamais rien partagé à leur côté. Compagnons d'infortune dans un paradis artificiel.

Un sourire réservé illumine ses traits, ses yeux happent avidement le décor, retombe lentement sur son interlocutrice, tandis qu'il vide le verre tenu en main. Il pourrait se relever, quitter le lieu désormais, le mystère rompu, lien inexistant entre deux êtres si différents. Tel est son fléau, à lui l'Elu insaisissable. Le geste transcende la pensée. La silhouette debout se rapproche aussitôt de musicienne assise. Solution trouvée, souhait à soumettre. Désir à satisfaire.

«  J'aimerai que vous acceptiez de répondre à l'une de mes faveurs, qui serait un caprice bien puéril à votre égard... »

Dans la confidence, le sourire qui s'étire considérablement vient murmurer au creux de son oreille sa demande. Il pense qu'elle ne refusera pas, parce que personne n'a jamais assez d'audace pour désobéir à ses rares lubies quand elles daignent surgir et surprendre ceux qui frôlent volontairement le corps de cet homme.

« Je voudrais encore entendre pour ce soir le son de votre piano... »
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