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ACTE II ; #flemmedemettreuntitrepourlemoment

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MORPHÉE TROUVE QUE C'EST CLASSE DE S'APPELER
Erebus Stratos [Liam C.]
EN VOULANT REVOIR LA LUMIERE
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MessageSujet: ACTE II ; #flemmedemettreuntitrepourlemoment Ven 8 Juin - 17:39

    Le jour était à la joie, aujourd’hui. Les festivités s’étaient enchaînées à une vitesse effrénée dès l’aube, le tout se déroulant sous la supervision des autorités locales. Le début du Festival de l’Eté devait être une réussite. Il était probable que de nombreux divertissements avaient été mis à la disposition des citoyens. Des stands, peut-être. Ou bien des loteries ? Une belle journée, somme toute, placée sous le signe de la gaité et de l’amusement. Laissez vos soucis au placard et jouez sous le soleil d’Antalis tels des enfants.

    Il retint un grognement rageur. Cette naïveté de la part de ses concitoyens le surprendrait toujours. Comment parvenaient-ils à s’amuser, comme cela ? Avaient-ils réellement oublié la Terre et ses misères ? Croyaient-ils vraiment qu’ils étaient à l’abri ? L’homme est voué à recommencer les mêmes erreurs. Et ceux qui soutenaient le contraire n’étaient que de pauvres petits utopistes, voués à être détruits impitoyablement dans les engrenages de la vie. L’optimisme ne servait à rien, dans ce monde. Surtout dans celui d’Antalis.

    Son humeur n’était pas au beau fixe. A vrai dire, cela faisait longtemps qu’il n’avait pas été de bonne humeur. Mais peu importe ce qu’il ressentait, au fond, seules les apparences comptaient. N’avait-il pas l’air d’un superbe gérant de musée, courtois et aimable, prêt à renseigner n’importe qui à n’importe quel sujet ? Personne ne se douterait jamais qui il était réellement tant qu’il n’aurait pas décidé de se révéler au grand jour. Et il faut bien avouer que cette situation n’était pas pour lui déplaire. Pas totalement, en tout cas. Evidemment, il avait eu un peu de mal à s’acclimater aux changements qui avaient eu lieu durant son… sommeil, dirons-nous. Mais maintenant, tout alait relativement bien.

    Il n’avait pas quitté le musée de la journée. Maintenant qu’il y repensait, il aurait pu laisser l’endroit fermé, vu l’absence de fréquentation due au Festival. Il était persuadé que son employée, Roksana, aurait été ravie. Elle aurait pu profiter pleinement des festivités. Et surtout, il n’aurait pas eu à supporter sa présence. Cette dernière était d’ailleurs partie bien vite après avoir rapidement bâclé le ménage dans le musée. Il n’avait pas cherché à la retenir. Même si cela aurait été un spectacle des plus distrayants d’empêcher la jeune fille d’aller au Festival de l’Eté parce qu’il restait de la poussière dans la salle la plus reculée de l’exposition du mois. Le fait était qu’il tenait à rester seul. Notamment parce que Liam faisait des siennes.

    Aussi, dès que son employée eut quitté les lieux, Erebus alla s’enfermer dans son bureau. Autant que personne ne soit témoin de son léger problème à maitriser son corps. Et qui sait ce dont Liam était capable quand il était furieux. Après tout, il avait un caractère aussi explosif que le sien. Et quand on se souvenait que le dernier coup d’éclat d’Erebus avait mené des dizaines de personnes à la mort, on se montrait prudent et on ne prenait pas de risque. La lutte pour la dominance du corps fut difficile et éprouvante pour les deux. Erebus ne comprenait pas pourquoi Liam ne se laissait pas faire : ce n’était pas tous les jours qu’une personne aussi parfaite que lui viendrait l’éclairer de sa présence. Erebus était parfait, cela ne servait à rien de le nier. Liam devrait être flatté d’avoir été choisi parmi la foule rampante de la cité. Pas se débattre comme un beau diable.

    « Sors de mon corps, abruti d’Oublié ! » « Pas question, Liam. Je m’amuse trop pour te quitter. » « Va te trouver quelqu’un d’autre et rend moi ma vie ! » « Non. On m’a volé mon existence, il est tout naturel que je reprenne ce qui me revient de droit. » « En prenant ma place ? Mais zut, va occuper un Elu, ça te sera plus utile. » « Plus utile, mais nettement moins sûr. De toute façon, je ne te laisse pas le choix. Trahis-moi et les conséquences seront funestes. » « … Comment ça ? » « Seule manière de virer un Oublié d’un corps d’emprunt : détruire le corps. Tu veux donc mourir, mon cher ? Je ne te savais pas suicidaire. » « » « Ahah, j’t’ai feinté, là, pas vrai ? »

    A partir de là, les choses semblaient revenir à la normale. Erebus avait les idées de plus en plus claires, ses mouvements se faisaient de plus en plus précis. Il se sentait presque chez lui, dans ce corps. A croire que cette argumentation avait été efficace. Quoique, si cela avait été nécessaire, il n’aurait pas hésité à menacer l’entourage de Liam Cehack. Mais L’Oublié n’y pensait plus : Liam se doutait qu’Erebus était dangereux et que pour le moment, la seule option envisageable était la coopération. Bien que son corps d’emprunt soit aux aguets et prêt à exploiter la moindre de ses faiblesse.

    Combien de temps avait-il passé à marmonner tout seul, enfermé dans la pièce spacieuse ? Il avait totalement perdu la notion du temps. Soupirant, il se leva et fit quelques pas, vérifiant par-là qu’il avait bien retrouvé le contrôle de son corps d’emprunt. Erebus était à nouveau le maitre. Encore une bataille de gagnée. Peut-être que s’il continuait ainsi, il pourrait totalement soumettre Liam. Mais ce n’était pas le moment de se poser autant de questions. Il n’était pas d’humeur à mener une introspection, aujourd’hui.

    Finalement, il se décida à quitter le musée, cet endroit qui recélait des années d’Histoire, inspirant un respect certain à quiconque y pénétrait. Finalement, se mêler aux gens en liesse en ce jour ne serait peut-être pas si mal. Il pourrait peut-être faire des rencontres intéressantes. Ou entendre des rumeurs au détour d’une ruelle, là où les gens sont les plus vulnérables.

    Mais il ne put se résoudre à rejoindre toute l’agitation du Festival. Certes, à une époque, il aurait adoré s’y rendre, participer à toutes les animations, trainant un ou deux amis à sa suite. Mais pas aujourd’hui. A la place, il se dirigea sur la place des étoiles tombantes. Un nom des plus poétiques qui cachait une réalité des plus banales : rien d’extraordinaire dans cet endroit, juste des enfants qui jouaient, des familles qui passaient, des citoyens qui se baladaient… Eventuellement de dangereux individus, le soir tombé. Rien que ne justifie une dénomination aussi élégante. Place de la médiocrité aurait très bien fait l’affaire.

    Foulant la Place d’un pas légèrement trainant, il observa avec attention les gens qui y évoluaient. Ils étaient tous épanouis. Certains riaient plus haut que les autres, semblant vouloir attirer les regards jaloux : « Voyez, nous sommes heureux, plus que vous ne le serez jamais ». Décidément, il ne voyait pas le côté joyeux de ce monde. Une silhouette attira son attention. Ne serait-ce pas son employée ? Si, peut-être. Et alors ? Alors… Il était extrêmement curieux et aurait aimé avoir des nouvelles du Festival. Autant la héler, il savait qu’elle ne se gênerait pas pour lui faire un compte rendu détaillé. Enfin, il espérait, en tout cas. Au pire, si elle lui mettait un vent, il pourrait toujours se venger au musée. Les pensées de tortures toutes plus subtiles les unes que les autres le firent sourire pendant qu'il s'acheminait vers la jeune fille.

    « Mademoiselle Nikolaïevna ! »
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