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Entracte 1 ; L'ordre factice s'écoulera au prix du sang versé. ▬ END

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MORPHÉE TROUVE QUE C'EST CLASSE DE S'APPELER
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MessageSujet: Entracte 1 ; L'ordre factice s'écoulera au prix du sang versé. ▬ END Dim 15 Juil - 19:27





Tes convictions ébranlées ;

je t'écraserai, toi et ton infâme arrogance...





Encore quelques minutes, avant que mes crocs glacés ne viennent éventrer ta chair...


Certains dirigeants ont daigné assister au spectacle. Un grand brun, se tient droit et fier parmi ses partenaires. Il s'agit de cet homme. Cette énergumène tant haït. En retrait, il le toise d'un regard haineux. Encore un moment avant qu'il ne puisse agir ayant laissé un de ses clones dans l'arène pour occuper l'attention des spectateurs, de toute cette populace à l'instinct grégaire, amassée dans ce lieu pour savourer la violence déployée au combat. Navrant. Il était temps d'obtenir des réactions, d'effrayer tout ce beau monde bien bâti.

Et lui, cet homme détesté payerait la honte qu'il lui avait infligé. Phoenix ? Il pouvait venter ses mérites, dire qu'il s'agissait du joyaux inestimable de cette citée . Paroles d'hypocrites. Pourquoi n'en portait-il pas une alors ? Pouvait-il répondre à cette question ? Bien sur que non, il en était persuadé. Caché derrière son masque, l'individu laisse son ombre se mouvoir furtivement sur les murs et colonnes de l'édifice majestueux, une courte disparition avant de bondir sur sa cible. Il avait la drogue, plus performante, elle le terrasserait d'un coup.

«  Monsieur... je suis navré de vous importuner, il y a quelqu'un qui aimerait vous voir de toute urgence. »

L'homme jete un regard désolé à la jeune femme assise près de lui. Un doux visage, une silhouette élégante et une chevelure aux pigments vifs. Qui était l'imprudent qui osait l'interrompre dans un si délicieux échange avec un membre de l'A.O.C.H.S ? Délivrant l'un de ses sourires des plus éloquents à sa partenaire, il lui répondit d'un ton suave :

« Très chère, permettez-moi de m'absenter quelques minutes, le temps de régler cette affaire au plus vite. »

***

« Est-ce vous qui m'avez fait demander ? J'espère que c'est important, je n'ai pas de temps à perdre vous savez...et pourquoi portez vous ce masque, monsieur ? »

Gloussement étouffé. Quelle prétention, quelle audace et inconscience. Misérable. Si il savait ce qui l'attendait au tournant. Il était trop orgueilleux, dans son rôle de meneur, il ne voyait rien, aveugle et étouffé par sa richesse. N'étaient-ils pas tous comme ça dans les hautes sphères ? Surement, mais tout ceci n'avait plus la moindre importance. Il allait agir pour réparer toutes ces fautes si longtemps commises, être le premier a mettre le feu aux poudres...

Le dirigeant s'approche naïvement, le laisse l'emmener vers cette obscurité menaçante, hors des regards, des visages susceptibles de lui venir en aide. Peine perdue, il était condamné. Lui ne parle pas, trop euphorique, ayant dû mal à contrôler les légers spasmes de son corps. Son interlocuteur commence à émettre des signes d'impatience, et au bout de quelques minutes devant son manque de réaction, il ose lui tourner le dos. Grossière erreur, mouvement mortel.

Coup fatal qui allait causer la perte de ses habitants, réveiller les douleurs endormis, saccager cette harmonie passagère...

Un gémissement. Une tâche rouge vient s'étendre sur le costume impeccable du dirigeant. Le souffle court, teint livide, il n'a pas le temps de protester, seule une sensation désagréable le parcourt, pétrifie brutalement son corps. Un poignard à la lame mordante vient de lui transpercer le dos. Mais avant qu'il n'est pu se débattre, une autre s'enfonce à son tour. Il s'affale, impuissant. Le rire saccadé de son assassin résonne à l'arrière, il aimerait voir son visage, mais sa vue se trouble, ses forces l'abandonnent...

Le meurtrier retire alors ses lames, satisfait, contemple son oeuvre, ne prend pas la fuite, pas maintenant. Mais un bruit de pas le fait soudainement prendre conscience qu'il a été repéré. Pourquoi s'alarmer ? Son visage masqué, son pouvoir en action, il était invincible. Son sourire s'élargit alors, il se retourne vers l'inconnue qui doit contempler ce massacre, incrédule...

Oui, pauvre petite chose, laisse se dessiner l'effroi sur ton visage, craint le pouvoir qui se trouve sous tes yeux effrayés...

Elle ne bouge pas, et il reste là à lui sourire quelques secondes. Véritable incarnation du démon. il allait se lever pour partir, mais...pourquoi ne pas infliger un sort identique à cette enfant ?

L'inconnu masqué secoue vivement la tête. Trêve de plaisanterie. Abandonnant une de ses armes ensanglantées au pied de sa victime, il prend rapidement la fuite...




Ordre de passage ; Ethel ▬ Leigh

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MORPHÉE TROUVE QUE C'EST CLASSE DE S'APPELER
Ethel Primevère
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MessageSujet: Re: Entracte 1 ; L'ordre factice s'écoulera au prix du sang versé. ▬ END Mer 18 Juil - 19:50

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SOUS MES COUCHES DE MASCARAS JE T'AVAIS REMARQUÉ
Et tant d'année plus tard, je t'ai vu et j'ai pensé.



Elle en avait longtemps rêvé, de ces enquêtes policières menées par de fringants et jeunes inspecteurs ou de brillants détectives à la moustache bien taillés. Mais jamais au grand jamais, elle n’aurait cru se retrouver au cœur d’un meurtre digne des plus grands romans policiers.

Elle avait juste eu envie de voir un de ces combats pour savoir, ne pas mourir bête. Mais la clameur de la foule, la chaleur étouffante qui régnait en maitre et la violence qui se dégageait du lieu ne lui plaisait pas. Ça ne la choquait pas le moins du monde, c’est juste qu’elle n’aimait pas. Elle se sentait bien mieux dans la fraicheur de ses couloirs trop peu éclairés mais climatisés. Ainsi la jeune femme arpentait les couloirs du Colisée, se faisant le plus discrète possible et se plaquant contre les murs froids au moindre bruit de pas. Après tout, une simple civile n’a rien à faire près des loges des hauts dirigeants.

Qu’ils ne s’inquiètent pas, un jour tu seras à leur place Ethel.

Tout était passé si vite. Deux hommes approchent, elle s’apprête à revêtir ce masque qui la ferait passer pour une jeune femme perdue et prépare son mensonge. Elle parvient à distinguer leurs visages. L’un n’en a pas, uniquement un masque. Peut-être un gladiateur ? Une dernière fois elle se répète ce qu’elle doit dire, afin d’avoir l’air la plus convaincante possible. Elle n’en aura pas besoin. Dans cette scène morbide, elle n’aura pas le rôle principal, juste le secondaire. La véritable vedette, c’est la lame qui surgit de la main de l’homme au masque pour s’enfoncer dans le dos de celui qui semblait faire demi-tour. Une fois. Deux fois. Vive, mortelle et efficace. L’assassin se tourne vers elle. Appréhender le coupable, c’est ce qu’elle aurait dû faire, c’est ce qu’elle avait toujours voulu faire. Mais en cet instant, ce bref instant, une phrase sortie d’un quelconque thriller lui revient en tête.

Si j’avais été l’assassin, je n’aurai pas voulu laisser de témoin oculaire. Je l’aurai liquidé.

Elle allait mourir, subir le même sort que cet homme par terre à quelques pas. L’homme qui riait d’un rire maléfique quelques instants plus tôt ne se privera pas d’enfoncer sa lame dans son dos à elle. Il ne se retiendra pas de lacérer sa peau blanche, il n’hésitera pas à la poignarder. Une fois. Deux fois.

Mais il n’en fait rien. Trop orgueilleux, pourquoi perdre du temps pour une fillette qui ne fait qu’ouvrir ses grands yeux verts un peu plus et trembler comme une feuille dans sa salopette. L’assassin s’en va, le rideau est tombé.

Impuissance. Elle ne bouge pas, ne détache pas ses yeux de la lame tombée au sol. Elle ne peut rien faire. Le semblant de raison qu’il lui reste l’oblige à ne rien toucher, à crier à l’aide. Peut-être que sa bouche est close ou qu’un simple murmure s’échappe de ses lèvres qui peinent à s’ouvrir. Ou bien elle hurle à plein poumon.

Ressaisit toi Ethel. Tu en es capable.

La jeune femme se redresse et vide son esprit. Elle devait être forte ne pas tomber dans les vapes. Garder son sang-froid. Elle ne pleure pas au moins. Pourtant les larmes qui lui caressent les joues lui murmurent le contraire. Mais elle se convint que sa peau est sèche, que rien ne lui trouble la vue. Des pas. Elle sèche ses larmes et avec le ton le plus clair et neutre qu'elle puisse utiliser, déclare à la femme qui s'avance.

« À l’aide. Il y a quelqu’un qui a été agressé. Il… Il est mort je pense. »






Dernière édition par Ethel Primevère le Sam 28 Juil - 15:07, édité 1 fois
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Leigh A. Raven
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MessageSujet: Re: Entracte 1 ; L'ordre factice s'écoulera au prix du sang versé. ▬ END Jeu 19 Juil - 14:03






Changement de programme indésirable. Perturbation impromptue d’un planning déjà chargé. Mais pour une telle requête, décliner l’invitation ne fait pas partie des options. Au contraire, s’y plier est primordial. Pas pour elle. Mais pour les autres. Alors, elle cède au caprice, répond positivement à l’exigence déployée, comme si c’était naturel. Elle foule à nouveau le sol du Colisée pour rejoindre le dirigeant qui l’a demandée.
Elle connaît bien les lieux. Passée la première phase de curiosité, son travail l’a contrainte à fréquenter cette arène, ces loges, ces coulisses. Car là où la bassesse des hommes s’exprime, là où les instincts primaires explosent, la quête de puissance est perpétuelle. Et elle est là pour y répondre. Le spectacle cruel l’indiffère, elle préfère relever les capacités des uns à remporter la victoire et à jouer sur les sentiments dépressifs des autres submergés par leur amère défaite. Le lieu est idéal. Mais c’est souvent la ferveur d’un public avide de cruauté qu’elle ne comprend pas. Les bêtes les plus intrigantes sont souvent dans les tribunes. Et ce brouhaha entêtant associé à la moiteur de l’air ambiant lui donne mal à la tête.

Au moins dans les loges qui leurs sont réservées, le tumulte est moins palpable. Et lui est déjà là, à l’attendre fiévreusement semble-t-il. L’accueil est même un peu trop cordial. Voulait-il juste une compagnie féminine ou parler plus sérieusement devant ce théâtre des horreurs ? Peu importe. Attirer ou repousser, elle sait faire les deux, avec l’élégante finesse dont elle se sert pour s’adapter à son interlocuteur. Et malgré l’ennui qui la gagne déjà, ils s’installent, observent, commentent le jeu de prédateurs qui se déroule devant leurs yeux faussement émoustillés. Son travail l’intrigue, alors il pose des questions, parfois impertinentes et elle y répond, bienséante, courtoise… Ce sourire charmeur collé aux lèvres. Il sait que même si les membres de l’A.O.C.H.S se meuvent, insaisissables et mystérieux, ils doivent toujours leur être attentif, à eux, ces dirigeants du peuple insouciant. Dociles et dévoués serviteurs. Il n’envisage certainement pas que les poupées qu’il souhaite manipuler et s’approprier, sont celles qui tirent les ficelles. Mais d’instinct, il la flatte et elle fait de même, pour qu’il continue à se croire maître du jeu. Et quand l’échange futile s’interrompt, leur rythme se brise dans un bref sursis.

Il doit s’absenter, s’en excuse et elle lui sourit encore et toujours, compréhensive. Son attention se reporte sur l’arène, vide. Le prochain combat n’aurait-il pas dû déjà commencer ? Un grain de sable dans le mécanisme ? Dans les tribunes, le public est fébrile. Impatience désopilante qui se propage, contagieuse.
Mais voilà les nouveaux candidats qui entrent scène et le commentateur s’écrie à s’en arracher la voix pour annoncer les règles de ce nouveau combat. Du deux contre un. C’est plutôt rare. Elle s’accoude sur sa propre jambe et se penche un peu plus. Tente de discerner plus que les carrures athlétiques, mais les masques l’en empêchent. Et le déclic se fait.
L’homme de tout à l’heure en portait un également. Un gladiateur ? Comme aurait-il eu accès à cette partie des loges ? Elle regarde sa montre et remarque que la minute d’absence du dirigeant se conjugue maintenant au pluriel. L’instinct la pousse à se lever, le chercher.

Un pas à l’extérieur de la loge, un regard à droite… Rien. Un deuxième pas, un regard à gauche et une silhouette se dessine au loin. Ses talons claquent le sol, la démarche est assurée. Confiante et insouciante. Jusqu’à ce qu’elle note qu’il s’agit d’une jeune fille. Comment est-elle arrivée ici ? Mais pas le temps de pousser plus la réflexion qu’elle s’écrie et des mots percutants jaillissent.
Leigh se stoppe, incertaine. Elle doute d’avoir bien saisi ce qu’elle vient de dire. Mais comme aimantés par une ombre sanglante, ses yeux se baissent et heurtent le corps inanimé. Le sourire n’a pas eu le temps de se peindre, au lieu de cela, son expression se fige et elle pâlit. L’énorme quantité de sang se fait envahissante et atteint même le fond de sa gorge. Et ce goût métallique lui fait l’effet d’un électrochoc mais pas autant que le fait de reconnaître l’homme inerte. C’était lui. Le dirigeant qui l’avait fait venir. Une sueur froide lui parcourt l’échine, l’acte est effroyable, impardonnable. Et c’est cette pensée qui lui fait retrouver sa contenance… Son impassibilité.

Elle se baisse et prend tout de suite son pouls. Son regard brun s’assombrit en détaillant la plaie béante et l’évidente conclusion frappe. Une arme blanche. Le poignard qui gît juste à côté de lui est l’arme du crime. Donc elle n’a rien fait. La tête blonde serait couverte de sang si ça avait été elle.
    C’est faible, mais il n’est pas mort. Pas encore.

Un tissu s’arrache, elle déchire un bout de sa robe et improvise une compresse. Sans hésitation aucune, elle comprime la blessure bien trop importante pour que cela serve à quelque chose. Mais elle s’obstine. Glaciale, elle lève les yeux sur quatre hommes que l’appel à l’aide avait rameuté. Les prétendus agents de sécurité étaient tétanisés.
    Vous trois ! Vous attendez quoi pour approcher ? Et je veux vos noms.

Exécution automatique des ordres distillés puisque la peur les étreint encore.
    Très bien. Puisqu’il est évident que vous ne travaillerez plus pour nous après cette erreur, si vous ne voulez pas que j’aggrave votre situation, je vous conseille de réussir vos dernières missions. Vous, si vous n’avez pas encore eu le bon sens d’appeler l’équipe médicale, faites-le. Maintenant. Vous, remplacez moi et maintenez la pression.

Malgré le calme apparent, l’agressivité est perceptible dans ses mots tranchants, sa voix implacable et froide. Un autre déchirement, un autre bout de tissu pour remplacer l’autre déjà ensanglanté. D’un pas, elle s’éloigne et attrape la petite bouteille d’eau qu’un des gardes agrippe de toutes ses forces. Le liquide transparent s’écoule et se teinte de rouge. Nettoie, mais ne purifie nullement.

Puis elle se plante devant la jeune fille, lui bloque la vue, la contrainte même à reculer un peu bien qu’elle ne lui ait encore adressé aucun regard. Féroce, l'écrasante autorité se déverse un peu plus sur les deux autres hommes, tandis que l’équipe médicale arrive enfin.
    Vous. Allez au poste central de la sécurité et faites passer le message : que personne n’entre ou ne sorte du Colisée. Faites renforcer la sécurité aux entrées et sorties, mais que tous les agents restent discrets. Il ne manquerait plus que la panique s’empare du public.

Un œil distrait sur l’agitation qui fourmille autour du dirigeant blessé, puis elle revient sur ses cibles, intransigeante.
    Vous attendez quoi ? Que je fasse votre travail à votre place peut-être ? Et le sourire qu’elle affiche enfin n’a plus rien de charmant. Bougez. … Bon, vous… Prenez des notes.

Et enfin elle se tourne vers le possible témoin. Les prunelles brunes encore acérées la détaillent, avant de s’adoucir un peu en remarquant le rose sur les joues de la jeune fille. Le tracé des larmes est encore un peu perceptible. Et Leigh hésite un peu sur le comportement à adopter. Nul doute qu’elle avait dû être effrayée. Mais obtenir des informations sur l’agression et l’agresseur était indispensable.
    Je m’appelle Leigh Raven. Et toi ? Elle se détourne déjà un peu d’elle. Et dans un murmure, elle exige que l’agent abandonne sa veste pour la déposer sur les frêles épaules de la jeune fille. Tu as dû avoir peur et je m’excuse d’avance si cela te brusque, mais il faut que tu nous racontes ce que tu as vu. Maintenant. Car on ne peut pas se permettre de perdre du temps. C’est important. Je suis sûre que tu peux comprendre ça.

Malgré le sourire qui s’étire doucement, Scorpius oscille entre attentions rassurantes et instructions intraitables. Elle s’impose à elle et ne lui laisse pas le choix. Les suspicions qu’elle émet à l’encontre de l’homme masqué… Cette jeune fille pourrait bien les confirmer. L’attente d’une réponse de sa part la fait languir, même si personne ne pourrait déceler cet état de fait derrière son flegme habituel. Et l’impatience s’immisce lentement. Plus qu’un désir, elle doit savoir. Pour que le crime commit contre l’un d’eux ne puisse rester impuni.




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Ethel Primevère
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MessageSujet: Re: Entracte 1 ; L'ordre factice s'écoulera au prix du sang versé. ▬ END Ven 20 Juil - 16:34



CE QUI ME RESTE EN TRAVERS DE LA GORGE
ce sont tes «je t'aime», qui résonnent encore.



On l’écartait, elle le voyait bien, c’était un poids mort pour le moment, une gêneuse. Tant pis, elle recula sans émettre une objection et s’adossa au mur. Inspirer. Expirer. Inspirer. Expirer. Voilà, il fallait juste qu’elle reprenne son calme, qu’elle se ressaisisse définitivement. On allait certainement l’interroger, il ne fallait pas qu’elle bloque sur le moment crucial. Dans sa tête tout était clair, elle avait juste peur que le moment voulu, rien ne sorte de sa bouche. Sentant une bouffée de panique elle ferma les yeux et recommença. Inspirer. Expirer. Ne se concentrer que sur sa respiration et la voix de la femme. Celle-ci avait tout pris en main, sans s’affoler. Sa voix était glaciale, le ton qu’elle utilisait décourageait quiconque à émettre une objection. Elle au moins n’avait pas paniqué, pleuré comme une fillette, mais immédiatement vérifié si la victime était belle et bien morte, ce qui n’était pas le cas heureusement. Inspirer. Expirer. En cet instant elle l'admirait, cette femme qui semblait exactement savoir comme faire, qui imposait le respect. Faite qu’elle ne la soupçonne pas, elle n’avait rien fait elle marchait juste et. Inspirer. Expirer. Il fallait qu’elle se calme, personne n’allait la soupçonner et même dans ce cas il n’y avait aucune preuve contre elle. On ne retrouvera pas ses empreintes sur le couteau, elle n’y avait pas touché, on ne retrouvera pas le sang de la victime sur ses vêtements, elle ne l’avait pas touché, n’avait même marché sur la flaque de sang qui entourait le corps de la victime. Mais elle restait tout de même impliquée jusqu’au cou. Tout semblait indiquer que l’homme qui avait été agressé était quelqu’un d’important. De très important, tout comme cette femme. Soudain, Ethel se sentit petite, toute petite. Dépassée par les évènements, comme si elle était dans un endroit où elle n’avait pas sa place. C’était peut-être le cas… Non, il ne fallait pas qu’elle se laisse abattre ainsi.

À présent elle était calme, toujours effrayée par la vision de l’homme au masque, mais les spasmes qui la secouaient quelques instants plus tôt avaient cessé. Elle se devait d’être forte. La jeune femme rouvrit les yeux et regarda la scène qui s’offrait à elle. La dame aux cheveux rouges –ou presque-, celle dont la voix la rassure faisait tout de même un peu peur. Elle était… impressionnante. Voilà, impressionnante. Ethel ne pouvait que s’incliner et la regarder avec des étoiles dans les yeux. Comme elle aurait voulu avoir réagi comme elle ! Pendant un instant elle en oublia presque le drame qui venait de se dérouler, mais quand la femme qui semblait avoir donné tous les ordres nécessaires s’approcha d’elle, Ethel fut de nouveau secouée de tremblement. Devait-elle vraiment parler ? N’allait-elle pas en subir les conséquences si elle en disait trop ? Peut-être que le meurtrier était l’un des hommes qui s’affairaient autour de la victime, feignant de n’avoir rien fait ? Tant de question que la voix de celle qui se disait de s'appeler Leigh Raven écarta. Elle, Ethel Primevère, était témoin oculaire de l’agression d’un haut dirigeant d’Antalis. Seul témoin. Elle devait parler. Tout en serrant la veste qu’on lui avait posée sur les épaules, elle inspira et expira une dernière fois avant de se lancer dans son récit, sans que cette fois sa voix ne flanche, ne trahisse un instant sa peur, sa confusion.

« Je m’appelle Ethel Primevère. Je… je suis désolée, mais même si j’ai tout vu, je crains ne pas vous être d’une grande aide. Ils sont tous les deux arrivés par la même direction que vous. L’agresseur avait un masque et des gants. Vous ne trouverez pas d’empreinte sur les couteaux. »

Quelque chose la gêne. Il en manque un, il manque un couteau. Lorsqu’il est parti, il n’en a lancé qu’un seul au sol, ce qui veut dire qu’il a forcément l’autre avec lui. Mais tu contournes le vrai problème Ethel. Ce qu’ils veulent savoir c’est exactement ce qui s’est passé au moment où il l’a poignardé.

« Ils étaient à quelques pas de moi et la victime s'est retournée comme pour faire demi-tour et à ce moment-là, l’homme au masque l’a… Il l’a. »

C’est ce que tu crains, tu n’arrives pas à en parler. C’est un peu trop tôt. Mais il faut que tu leurs dises. Elle baisse la tête, honteuse de ne pas arriver à se montrer forte. C’est une fausse dure Ethel, on la pense invincible, éternelle, forte. Mais en cet instant, elle était démoralisée, muette, choquée. Tout le monde a ses limites, elle venait d’atteindre les siennes. Pourtant si elle ne disait pas tout de suite ce qu’elle savait, ils ne retrouveraient peut-être jamais l’agresseur. La jeune femme frôle sa poche. Un papier. Elle le sort, il est vierge. Un stylo dépasse de la veste que l’agent vient de lui poser sur les épaules. Elle le prend et inscrit ce qu’elle a à dire. C’est beaucoup plus simple, faire comme s’il ne s’agissait que d’une simple histoire, un roman policier qui n’a de vrai que la passion qu’a mis l’écrivain dans ces mots. Puis, elle tend le papier à la Leight :

« L’homme au masque sort une première lame et l’enfonce dans le dos de sa victime. La deuxième surgit tout aussi rapidement, est toute aussi vive et vient se figer à côté de la première lame. L’assassin se met à rire. Un rire dément, à vous glacer le dos. Il jubile, contemple son méfait. Puis il me remarque. Il attend, me laisse penser que je vais subir le même sort, qu’il va me tuer. Mais finalement il part, après avoir jeté une de ses lames au pied du corps. Il a toujours l’autre. »

« Je ne peux rien vous dire de plus j’en ai peur. Il avait un masque, des gants et une cape. Peut-être un gladiateur, peut-être quelqu’un qui se faisait seulement passer pour tel. Ce qui est sûr c’est que c’était un homme grand, plutôt imposant. Mais évidemment, c’est lui qui tenait la lame, il ne pouvait être qu’imposant. »

Elle ne le dit pas, mais son regard est clair. Retrouvez-le vite, s’il vous plaît. J'ai peur.



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Leigh A. Raven
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MessageSujet: Re: Entracte 1 ; L'ordre factice s'écoulera au prix du sang versé. ▬ END Lun 23 Juil - 15:17






L’attente cesse. La jeune fille retient son trouble, essaye de tout étouffer, de tout contrôler. Sa voix ne tremble pas, mais la tension écrasante d’une peur encore vive donne l’impression qu’elle va bientôt se briser. Elle semble intelligente, tente d’aider en se concentrant sur les détails comme si elle-même devait mener l’instigation. Et étrangement, les efforts qu’elle fait confortent Leigh. Sa façon de rationnaliser l’amuse. Ethel Primevère arrivera sûrement à surpasser cet événement. Elle en a les capacités. Mais est-ce que ses nerfs tiendront si on la pousse encore ?
Leigh enregistre chacun de ses mots, prononcés ou écrits. Peu importe. Elle transmet le papier à l’agent qui prend des notes. Et même si ses soupçons se confirment un peu plus, la comparaison avec les gladiateurs perturbe. Ses yeux glissent derrière Ethel et se focalisent sur le combat dans l’arène. Elle a raison. Cela pourrait être un gladiateur ou quelqu’un déguisé en gladiateur. Les dents se resserrent pour contenir la frustration.
    Est-ce que tu saurais dire si il fait la même carrure que lui ? Plus grand ? Plus petit ? Plus musclé ?

Elle désigne l’agent du doigt et le pousse en avant. Elle s’attarde sur les détails, concentre l’attention d’Ethel sur le concret.
    Sa couleur de cheveux, sa démarche, sa voix… D’autres détails que tu aurais remarqués ? Tu pourrais le reconnaître si tu le voyais ? Est-ce que tu serais capable de le différencier parmi d’autres hommes habillés de la même façon ?

Elle doit se douter qu’elle va être à nouveau confrontée à lui, alors Scorpius ignore volontairement la peur qu’elle affiche, car il n’y a pas d’autres options. Le criminel armé se déplace encore dans le Colisée. L’ordre résonne et ces informations sont transmises à tous les agents en faction.
    Ton aide est précieuse. Et nous l’aurons certainement grâce à toi.

L’agitation autour du dirigeant se fait soudainement pressante. Elle le détecte, alors, d’une certaine façon, elle remercie Ethel pour sa coopération. Elle la flatte, gentiment. Même si elle aimerait s’en passer.

Et un des médecins vient les interrompre. Chuchotements impatients… L’état du dirigeant est critique, ils doivent l’emmener au plus vite à l’hôpital. Elle donne son approbation alors qu’en réalité, il n’a pas lieu d’être. L’équipe médicale s'affère et emporte l’homme affaibli qui ne laisse derrière lui qu'une flaque de sang. Juste à côté, à l’extérieur, le public continue à s’exclamer. On peut suivre le rythme du combat sans même avoir à le regarder, les écouter s’égosiller suffit. Elle laisse échapper un soupire d’exaspération, comme si gérer ce genre de situation n’était qu’une routine. Certainement que son attitude stoïque peut être un avantage à cet instant, mais cela dépasse bien trop le cadre de ses missions…

La lame ensanglantée attire son attention sur le sol. Pourquoi l’a-t-il abandonnée ? Et pourquoi en possédait-il deux ? Si il a gardé l’autre, c’est qu’il compte s’en resservir. Aurait-il prévu autre chose ? Ca ne peut être que ça. Veux-t-il s’en prendre à un autre dirigeant ? Non. Et de toute façon, il ne reste plus qu’elle comme haut placé. Ca n’a pas de sens. Alors quoi d’autre… S’en prendre à un dirigeant est déjà une preuve de haine envers le système. Il a su trouver la faille si facilement. Si il veut frapper encore plus fort, que reste-t-il ? Les acclamations extérieures la ramènent à la réalité. Elle se rapproche de la fenêtre. Ses yeux se dirigent d’instinct vers l’arène, mais son regard se vide et englobe toute la scène.
    Il n’oserait pas s’attaquer aux citoyens tout de même …

L'hypothèse lui glace le sang. Elle préfère rejeter cette idée, jugée absurde. Personne ne serait assez fou pour agir ainsi tout juste après avoir déjà commis l'irréparable. Et son murmure passe presque inaperçu, tandis que l’agent de sécurité prend l’initiative, bien trop tardivement.
    Vous ne devriez pas rester autant à découvert Mademoiselle Raven.
    N’est-ce pas un peu tard pour se préoccuper de ma sécurité ? … Et puis si j’avais été sa cible, il m’aurait attaquée tout à l’heure. Il en a eu l’opportunité. Prenez plutôt soin de Mademoiselle Primevère. Ne la laissez pas seule un seul instant. C’est un ordre.

L’homme intimidé répond par l’affirmative puisqu’il n’a plus le choix. Car oui, protéger leur seul témoin était primordial. L’éloigner du lieu du traumatisme également.
    Ne restons pas ici. Il n’y a plus rien que nous ne puissions faire…

Et son sourire charmeur réapparaît, si facilement. Une main légère dans le dos de la jeune fille blonde pour lui donner l’impulsion qui semble lui manquer. Rassurante, elle mène la barque jusqu’à ce qu’une dernière question lui vienne à l’esprit.
    Au fait, comment es-tu arrivée jusqu’ici sans te faire remarquer par la sécurité ?




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MessageSujet: Re: Entracte 1 ; L'ordre factice s'écoulera au prix du sang versé. ▬ END Lun 23 Juil - 21:38



ET SANS PRENDRE LE BORD, ON RESTE SANS VISAGE
une masse comme une autre, qui vit dans un mirage.



Elle fut prise d’une violente quinte de toux. Une de celles qui la plie en deux, l’empêche de respirer. Une de celles qui la ramène sur Terre, dans ce lit d’hôpital. La jeune femme fit un signe de la main pour retenir l’agent qui s’apprêtait à l’aider. Que pouvait-il y faire ? Ethel essaya de se détendre et tenta de respirer de nouveau normalement. Elle avait remarqué que ce genre de « crise » se manifestait souvent lorsqu'elle était en état de stress. Ou bien c’était la poussière. C’est en tout cas l’excuse qu’elle utilisa pour justifier cet instant de faiblesse. Cette fichue maladie ne la quittera donc jamais, même avec l’aide de l’air pur d’Antalis . Décidément ce n’était pas son jour, elle était témoin d’une agression sur haut dirigeant et la douleur lancinante qui lui avait martelé la poitrine toute son enfant revenait, plus violente qu’elle ne l’avait jamais été depuis cinq ans. Néanmoins, elle décida d’ignorer le regard inquiet qu’un des médecins lui jetait. Ce n’était rien, juste un ancien démon qui venait la tourmenter au moment le moins propice. La jeune femme essaya de se remémorer la scène dans les moindres détails pour répondre au mieux aux questions de l’élue. Elle ferme les yeux, déjà fatiguée par cet interrogatoire qui lui semble bien trop long et qui n’est certainement pas près de se terminer.

« Je vais m’en rappeler dit-elle presque pour elle-même »

Elle tente de revivre la scène. L’homme arrive, il porte un masque et une cape. Impossible donc de se fier à son apparence. Il n’a pas dit un mot donc elle ne pourra pas le reconnaitre à sa voix. Mais sa démarche était particulière. Il glissait, tout du moins il marchait d’une façon plutôt souple comme s’il était prêt à tout instant à bondir. Comme un chat prêt à sortir ses griffes. C’était trop faible comme indice. Il pouvait avoir des tonnes de gens marchant ainsi. Elle fit un bilan. Il était jeune, grand et svelte, ça c’était certains. Sa démarche était souple et assurée. C’était déjà pas mal, mais de là à dire qu’elle pourrait l’identifier… Une seule chose la préoccupait en cet instant. L’acte n’avait pas été commis sur un coup de tête, mais avait été clairement prémédité. Pourquoi tenter d’assassiner une personne aussi importante à Antalis ? Cette action n’avait aucun sens, la cité n’avait aucun défaut majeur qui justifiait un tel acte. Ce n’était pas non plus un simple tueur en série qui tuait pour le plaisir, elle-même serait morte si ça avait été le cas. L’hypothèse la plus probable était bien celle qu’il se passait quelque chose en coulisses dont les simples civils n’étaient pas au courant. Quelque chose qu’il fallait qu’elle découvre. La panique qui la submergeait quelques instants plutôt était passé. Maintenant elle arrivait à considérer l’accident de façon plus objective, avec un peu plus de recul. Elle laissa échapper un soupir. Dans tous les cas, il était évident qu’elle n’avait pas son mot à dire durant l’enquête. Il fallait qu’elle dise tout ce qu’elle savait et son boulot s’arrêtait là.

La jeune femme fit le tour de l’agent pour pouvoir fournir une comparaison valable. Elle ouvrit la bouche pour faire part de ses conclusions à Leigh, qui était à présent en train de discuter à voix basse avec un médecin. Les mots « hôpital » et « urgent » parviennent jusqu’à ses oreilles. Elle s’étonnait que cette décision n’ait pas été prise plus tôt, ça lui faisait mal de voir ce pauvre homme se vider de sang. Mais il allait s’en remettre. Tout du moins elle l’espérait et n’avait pas envie d’envisager une autre issue. Prise d’une nouvelle quinte de toux, Ethel se dirigea elle aussi vers la fenêtre et se place aux côtés de la dirigeante. Celle-ci semble plongé dans ses pensées et ne fait même pas attention à la blondinette pourtant assez proche d’elle pour l’entendre murmurer.

« Bien sûr qu’il osera s’en prendre aux citoyens. Ce type était capable de tout. La vraie question est va-t-il le faire, murmure à son tour Ethel au vent qui s’engouffre par la fenêtre. »

L’agent de sécurité, complètement perdu sort les deux jeunes femmes de leur torpeur et les ramènent à la réalité. Si c’était cet homme qui assurait sa protection comme l’avait demandé l’Elue, Ethel doutait que ce soit très utile. Et puis elle ne courait aucun risque. Si l’homme au masque avait voulu la tuer, il l’aurait fait. Fatiguée, la blondinette se laisse guider par la femme aux cheveux rouges. Mais très vite, elle comprend qu’elle n’est pas lavée de tout soupçon. Sinon pourquoi cette question ? C’est avec un ton sec que la jeune femme réplique.

« Et bien tout s’explique, il n’y avait personne pour se mettre en travers de mon chemin. Je suppose que l’homme au masque n’a pas eu plus de problèmes que moi à s’introduire. »

Elle se stoppe brusquement et mesure ce qu’elle vient de dire. Normalement il y a des agents de sécurité postés ici alors pourquoi ne l’étaient-ils pas quand elle était passée ? Il ne les avait tout de même pas tués ? Horrifiée, elle jette un regard à L’Elue.

« Pitié, dites-moi qu’ils sont encore vivant. »


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MORPHÉE TROUVE QUE C'EST CLASSE DE S'APPELER
Leigh A. Raven
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MessageSujet: Re: Entracte 1 ; L'ordre factice s'écoulera au prix du sang versé. ▬ END Jeu 26 Juil - 14:30






Son sourire s’étire un peu plus en remarquant le ton employé par la jeune fille, critique. Mais cela reste la seule réaction qu’elle lui accorde.
    Portés disparus. Du moins pour l’instant.

Bien sûr, elle ne préfère pas l’issue fatale, mais imaginer qu’ils ont simplement délaissé leur poste n’est pas non plus acceptable. Implacable intransigeance pour quiconque oserait ne pas accomplir sa mission. Pourquoi s’engager si c’est pour s’impliquer à moitié ? La tolérance n’aurait pas lieu d’être. Mais elle se garde bien d’en rajouter. Pas devant une simple civile qui ne devrait déjà pas se trouver là.

Et puis repasser devant la flanque de sang. Atteindre la loge réservée habituellement à l’élite et inviter le témoin à se mettre à l’aise… Tout ceci sans lui laisser le moindre choix. Elle lui sert même un thé glacé. Nouvelle approche, plus simple, moins conventionnelle. Si elle parvient à se détendre un peu, peut-être que d’autres détails lui reviendront en mémoire. En y pensant à nouveau, en forçant trop, l’effet inverse pourrait se produire. Et le cerveau pourrait construire de nouveaux détails pour pouvoir faire face à la pression. Détourner l’attention pour mieux se concentrer plus tard.
Leigh en profite pour échanger avec l’agent de sécurité, un peu à l’écart. En liaison constante avec le central de la sécurité, il lui confirme que les recherches sont encore en cours. Donc toujours infructueuses pour l’instant. Et elle ne retient pas ses mots accusateurs contre le pauvre homme qui n’y peut plus rien si ce n’est s’excuser de leur incompétence. Elle approuve et clôt la discussion. Ce qui est fait est fait. Les supérieures directes de cet homme ont pris le relais. Il suffit maintenant que les choses n’empirent pas et surtout que le dirigeant ne meure pas. Un tel scandale aurait des répercussions sur leur travail. Peur et défiance des citoyens lui viennent immédiatement à l’esprit et elle se refuse à aller plus loin dans ses hypothèses. Bien trop ennuyant. Et elle regrette d’avoir accepter l’invitation qui l’a conduite jusqu’au Colisée aujourd’hui. Mais dévotion professionnelle oblige, les mots justes sont lâchés « continuez à me tenir informée » … « si il faut que j’intervienne d’une quelconque façon, faites-le moi savoir ».

Les échos d’une foule insouciante et agitée leur parviennent, puis attirent les regards vers l’arène. L’Élue s’assoit près de la jeune fille. La stature toujours aussi droite, sa voix assurée résonne à nouveau.
    Ta déposition sera officiellement enregistrée plus tard. Jusque-là, il va falloir que tu patientes et faire avec ma présence. … Même si tu n’aurais pas dû te trouver ici, grâce à toi, nos chances de retrouver ce criminel sont plus grandes. Alors merci pour les efforts que tu as fait.

Le silence s’installe un instant dans la loge, alors que l’impatience du public à l’extérieur est palpable. Frémissante à l’idée que le combat qui vient à peine de commencer soit des plus sanglants.
    Tu devrais pouvoir mieux respirer ici. Mais si tu te sens mal, n’hésites pas à le dire, on fera venir un médecin. Ce sont les restes d’un asthme sévère ou je me trompe ? Le Colisée n’est pas l’endroit où l’air est le plus pur, pas avec cette poussière provenant de l’arène. Est-ce la première fois que tu viens ici ? … Le souvenir aurait pu être meilleur… Enfin ça reste à voir.

Digression volontaire. Ses prunelles brunes qui fixaient jusque-là ses jumelles émeraude, se détournent, captivées par un nouvel élément en contre-bas. L’apparition d’un quatrième combattant surprend. Même le commentateur semble fléchir face à cette nouveauté l’espace de quelques secondes. Un utilisateur de la puce était donc de la partie ? Et pour le duo adverse, qu’en était-il ? Scorpius espérait inconsciemment que le combat avait été organisé de façon équitable. Le spectacle en vaudrait ainsi plus la peine d’être regardé. Même si les organisateurs des jeux étaient tout à fait capables de l’inverse. Stratégie intentionnelle insufflée par les siens. Un moyen comme un autre d’exposer la supériorité d’une personne possédant Phoenix.
Son visage interrogateur se tourne vers l’agent qui y répond par la négative. Toujours aucune nouvelle. Un soupire d’exaspération s’échappe et elle préfère se focaliser sur les gladiateurs qui s’animent tels des pantins. Hermétique à l’excitation incessante qui se propage dans les arènes, quand elle ne sourit pas à la jeune blonde pour la bienséance, ses traits fins restent impassibles, comme toujours et peu importe ce qui se déroule sous yeux.





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Ethel Primevère
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MessageSujet: Re: Entracte 1 ; L'ordre factice s'écoulera au prix du sang versé. ▬ END Jeu 26 Juil - 21:28



JE SAIS QU'IL Y AURA TOUJOURS MOINS EFFRAYANT
qu'un monde sans toi, une vie sans enfant.



Maintenant elle avait vraiment peur. Bon sang, comment pouvait-elle rester si calme ? Il s’agissait de la mort probable de plusieurs personnes. Et même s’ils étaient simplement blessés, il fallait partir à leur recherche immédiatement. Qu’ils aient tout bonnement quitté leur poste était impensable, n’est-ce pas ? La jeune femme s’apprêtait à répliquer mais au dernier moment, se ravisa. Elle n’avait pas son mot à dire et ce n’était certainement pas une bonne idée de s’opposer à cette femme. Après tout, jusqu’à présent elle avait toujours eu la situation bien en main. Ethel se laissa donc guider sans émettre une objection quant à la façon dont l’Élue dirigeait les choses. De toute façon elle n’avait pas le choix et cela elle l’avait bien compris. Véritablement fatiguée, elle n’avait qu’une seule envie dormir. Oublier. Mais non, il allait falloir ressasser ce mauvais souvenir encore et encore pendant des jours sûrement. En parler, se remémorer. Peut-être témoigner au tribunal.

Cette pensée la fit frémir. Dans ce cas, elle devrait de nouveau se confronter à cet homme. Oui, après réflexion, Ethel en tant que témoin était certainement celle qui avait le plus à s’inquiéter de sa situation. Même la victime était plus gagnante qu’elle dans cette histoire. Elle soupira de nouveau. C’était exactement ce qui lui manquait, un psychopathe armé d’un couteau trainant dans les rues d’Antalis et qui pouvait à tout moment décider de l’éliminer. Plus des problèmes de santé pouvant dégénérer à tout moment. Mais c’était Noël tous les jours en ce moment dis donc.

Une fois arrivée dans la loge, Ethel s’affala de la façon la plus élégante qui soit sur le fauteuil qu’on lui proposait. Elle adressa un sourire reconnaissant à L’Élue quand celle-ci lui versa un verre de thé. Sa gorge était sèche et irritée, si bien qu’elle peinait un peu à respirer. Bon sang, elle en avait marre de tout ça. Si les médecins avaient réussi à la mettre hors de danger, ils ne pouvaient pas l’empêcher de faire de l’asthme elle le savait. Pourtant elle avait toujours du mal à vivre avec, elle ne savait pas pourquoi. Mais si ces crises qui devenaient de plus en plus fréquentes, prenaient de l’ampleur ? Dans ce cas, elle était bonne pour un séjour à l’hôpital. Non, tout sauf ça. Qu’il soit à Antalis où sur Terre pour elle ça ne changeait rien. Ethel Primevère avait déjà passé la moitié de sa vie dans un hôpital et ne comptait pas y finir ses jours. Mais pourtant elle ne pouvait pas écarter cette possibilité de son esprit. Un peu plus et elle se remettait à pleurer, pour pallier à la frustration des évènements qui venaient de se produire et ceux qui risquaient d’arriver. Mais la voix de la jeune femme lui redonne un peu de courage. Tout du moins lui ôte l’envie de fondre en larme, ne serait-ce que pour ne pas avoir à s’expliquer. Elle laisse passer l’accusation masquée. Oui elle n’avait rien à faire dans les couloirs, mais c’était soit ça, soient ils se retrouvaient avec un malaise sur les bras. Et pas uniquement due à la chaleur mais aussi à l’air bien trop sec du Colisée comme le disait l’Élue elle-même.

« Merci. Elle marque une pause, hésite à en parler, mais pourtant le fait. Disons que ce n’est pas vraiment les résidus d’un asthme sévère. C’est plutôt les résidus d’une maladie pulmonaire que j’ai contracté enfant sur Terre et qui a entrainé un asthme sévère. Mais je ne pense pas que l’on puisse faire quoi que ce soit pour ça. Ma seule erreur a été de venir sans rien pour prévenir ce genre de crise. »

Elle ment, voilà un bout de temps qu’elle avait négligé de prendre son traitement au sérieux. Car elle refuse de vivre avec son asthme jusque-là mineur. Mais à présent, elle est certaine que tôt ou tard, elle devra refaire face à sa maladie qui lui fait bien plus peur que l’homme au masque. Ou plutôt elle devra faire face aux souvenirs douloureux que son état engendre. Mais elle ne veut pas y penser, elle en aura le temps plus tard.

« Au fait, j’ai oublié de vous dire. Je ne pense pas pouvoir identifier l’homme. Il était trop bien camouflé, sous sa cape et son masque. C’est parce qu’il était certain de ne pas être reconnu qu’il ne m’a pas tué. Après on ne sait jamais, peut-être que je pourrai le reconnaitre à sa démarche et sa taille, mais il y a trop de chance que je me trompe, désolée. »

Et elle l’est vraiment. Cet homme, elle veut aider à le retrouver, faire son maximum. Sauf que son maximum on ne la laisse pas l’atteindre et que le minimum qu’on lui demande, elle est incapable de le fournir.


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MessageSujet: Re: Entracte 1 ; L'ordre factice s'écoulera au prix du sang versé. ▬ END Sam 28 Juil - 10:33






    Mmh… Je vois. Ne t’en fais pas pour l’identification. Nous verrons cela le moment venu. … Alors ils n’ont pas réussi à complétement te guérir. Je suis désolée… Cela fait combien de temps que tu es arrivée à Antalis ?

Alors la blondinette n’était pas née dans la cité, mais bien sur Terre. La curiosité s’éveille et elle envisage déjà la suite. Scorpius se concentre sur elle, la scrute. La jeune fille semble s’efforcer de contenir ses émotions. Elle est encore tendue, mais se retient. Cherche-t-elle à prouver sa maturité, alors qu’on ne le lui demande pas ? Détecter le trouble et le combat intérieur qui s’opère est distrayant, sauf quand cela s’avère être en contradiction avec la personnalité originelle. Le caractère perçu un peu plus tôt est étouffé, ébranlé. La voir telle qu’elle est doit être bien plus intéressant.
Garder le contact, réapparaître dans sa vie, plus tard, à un moment plus opportun que celui-ci. Une nouvelle cible se dessine sous les traits d’Ethel Primevère.
    Tu es à quelle porte ? Il faut que tu nous laisses un moyen de te contacter.

Le regard s’échoue sur l’agent de sécurité pour distiller l’ordre implicite.
    Et voici également de quoi me joindre, si par la suite, tu en éprouves le besoin. N’hésite pas.

Le petit bout de papier cartonné se glisse dans la main de la jeune fille, accompagné de l’éternel sourire charmant, tranquillement posé sur ses lèvres. Et son statut est enfin pleinement révélé pour sciemment susciter l’intérêt de sa nouvelle proie.

Mais Leigh se plaît à jouer le chaud et le froid. Elle se relève, prétextant vouloir se resservir à boire. L’agent dévoué l’interpelle. Aucun signe des agents disparus et le Colisée subit toujours un ratissage prudent pour retrouver le coupable. Le dirigeant blessé est maintenant en soins intensifs. Son état a été stabilisé, mais reste à savoir si il se réveillera. Encore dans l’expectative. La patience ainsi éprouvée la rend insatisfaite. Le visage se baisse sur le liquide qu’elle verse, les traits se froncent légèrement. Elle était là. Toute proche et elle n’a rien vu venir, n’a rien pu faire. Cette perte de contrôle l’irrite, la frustre. Mais dans une respiration profonde, elle givre ce bouillonnement intempestif et retrouve son masque.

Et encore une fois l’impatience du public s’emporte. Pour qu’il les atteigne aussi brutalement… Le combat doit donc prendre de l’ampleur. Instinctivement, elle s’approche de la paroi vitrée qui les sépare du reste et s’y appuie. Bras croisés, le regard s’affûte pour suivre les corps en mouvement. Les gladiateurs semblent réserver des surprises. L’audace est de mise. Un haussement de sourcil lorsque l’un des combattants esquive bien trop facilement. Un autre porteur de Phoenix. Et l’autre ? Encore rien de frappant… Mais même sans don explicitement utilisé, il se défend. Non, il prend les devants, entraîné par l’adrénaline certainement. Et il l’atteint.
Et son sourire s’étire à nouveau.
    Ah ! Voilà ce qu’ils attendaient tous…

Elle feint une réaction normale alors que le spectacle la laisse imperturbable. Quand le sang coule, les charognards sont satisfaits. Mais encore et toujours, ils en demandent plus. Et les encouragements fusent de plus belle dans les gradins.
    Cela fait longtemps que je n’ai pas vu le public aussi réceptif.
    Les organisateurs sont là pour ça et font toujours convenablement leur travail.

L’intervention de l’homme qui semble tout aussi fasciné par le combat que le peuple est jugée insipide. Elle y répond malgré elle, le rabroue gentiment. Et le sous-entendu blesse.

Le danger et le sang tant appréciés se diffusent facilement, de l’arène jusqu’au spectateurs. Alors que personne ne se doute que tous deux se sont faufilés bien plus près d’eux que jamais. Même si à cet instant, leur réalité reste tout aussi affligeante, il faut y revenir, quitte à s’y heurter brutalement. Quand l’adaptation constante permet l’évolution, s’attacher aux horreurs du passé resserre les liens vibrants qui paralysent malgré l'embrasement soudain.





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MessageSujet: Re: Entracte 1 ; L'ordre factice s'écoulera au prix du sang versé. ▬ END Ven 17 Aoû - 12:54





N'oubliez pas le passé ;

il vous rattrapera sans cesse...



Coulisses du Colisée.

Portes ouvertes, portes fermées. Portes qui s'ouvrent entrebâillées. L'abominable créature finie par s'arrêter, torche à la main. La salle regorge d'innombrables mécanismes au fonctionnement complexe. Tout indique qu'ils font la liaison avec des trappes fixées au plafond. Ouvertures qui donnent accès à la lumière du jour, au-dessus les combats des gladiateurs faisant rage. Il se rapproche, impassible, perdu probablement, mais quelque chose attire immédiatement son attention. Aussitôt fasciné par cet objet au dessein mortel. Si, il jouait à son tour ?

Arène du Colisée

Dans un même élan plusieurs spectateurs se levèrent dans la foule agitée pour acclamer la prouesse d'un des gladiateurs. Applaudissements frénétiques, cris, l'homme étouffa un juron et se retourna. Il ne devait pas perdre de temps...

Vous vouliez du divertissement, oubliez quelques heures votre quotidien et votre passé, mais sachez que tout démarre en cet instant serein, tout n'est que poudre aux yeux car le véritable spectacle débute, une étincelle lancée en l'air...

Des protestations s'élèvent dans les gradins, l'homme mis à terre, masque retiré venait de disparaître comme il était venu sous les yeux ahuris du public. Réclamations proclamées par des voix vociférantes. A nouveau l'attention était portée sur les combattants.

Première explosion retentissante.

Un gigantesque brasier s'alluma, une détonation fit se soulever les coeurs, frappant les tympans des personnes à proximité de l'assaut prémédité Plusieurs regards effarés n'arrivaient plus à se détacher de la fumée et des flammes qui venaient brusquement d’apparaître, dévorant tout ce qui se trouvait à leur portée à quelques mètres au-dessus d'eux. L'une des loges des élus venait de s'enflammer, le balcon qui supportait l'édifice s’effondra sur la foule en dessous, dû au souffle brutal de l'explosion. Cris, plaintes s’élevèrent aussitôt provocant une zizanie bouleversante parmi les spectateurs paniqués. Au feu, on les attaquait, Au feu, ils étaient en danger et cherchaient rapidement l'issue la plus proche pour fuir le danger imminent.

Second souffle assassin surgit des entrailles de la bête réveillée...

Certains virent les gladiateurs se retirer brusquement, quand une partie de l’arène s’effondra. Des planches de bois conçues pour abriter des trappes explosèrent, le sable qui recouvrait la surface circulaire s'envola sous le choc provoqué, tandis que le sol s'affaissait sous leurs pieds, des fumées tournoyaient à leur tour férocement dans les airs.
Cette nouvelle attaque acheva à la fois le calme et la frénésie des spectateurs. Cependant, au milieu du vacarme suscité, une voix autoritaire à la place du commentateur devenu muet s'éleva des haut-parleurs :

" A tous les habitants, veuillez regagner immédiatement les sorties du Colisée, je répète veuillez évacuer le Colisée ! "

Les agents de sécurité tentent d'agir, reprendre le contrôle de la situation et de réguler la foule aux mouvements nerveux, en vain. Les bousculades ne ralentissent pas la cadence effrénée, ils se dégagent, se précipitent vers l'extérieur. Quelqu'un trébuche, à le temps de fixer tétanisé un corps affaissé, inerte au flanc vermeille, regard éteint sous des gravats avant de se relever précipitamment, étouffant les spasmes qui l'assaillent. Chaque citoyen parvient à s'échapper, mais d'autres n'ont pas eu la chance d'être épargnés aujourd'hui...

Leur fin sonne, l'heure des réjouissances basculent. Tous se souviendront de ce jour, comme une trace sanglante et fatidique dans le passé de ce Paradis. Antalis déchante, ses habitants sombrent lentement. Par la folie et l'avarice de quelques fous. De combattants assoiffés de vengeance. Ils porteront tous le poids de ces lourdes conséquences, marque cinglante inscrite dans leur mémoire.




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Entracte 1 ; L'ordre factice s'écoulera au prix du sang versé. ▬ END

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