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Je me sens...comme Claude François à Castorama. [pv le Bus]

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MORPHÉE TROUVE QUE C'EST CLASSE DE S'APPELER
Alisha Campbell
JE SUIS NOUVEAU
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MessageSujet: Je me sens...comme Claude François à Castorama. [pv le Bus] Lun 17 Sep - 16:52

Alisha Campbell errait là, entre doute et incertitude, ne pensant à rien, et pourtant pensant à tout. Les horizons étaient jolis, mais le décor franchement inutile. Elle pensait très exactement à tous ces couples se donnant la main, à tous ces êtres humains qui lui faisaient face et qui avaient tous quelque chose de plus qu'elle. Que faisait-elle ici, elle ? Oh, pas grand chose. Elle cherchait juste sa place dans un grand et vaste monde, et ne semblait pas prête à la trouver. Il y avait tant d'êtres humains, tant de personnes à rencontrer, à découvrir que la jeune femme ne semblait pas être prête d'arriver de les suivre tous, un par un. Oh, oui, vous m'entendez bien, si elle stalkait les gens, c'était en partie parce qu'elle n'était pas prête à devenir comme eux. Pourquoi avaient-ils cette aisance si familière en public ? D'où leur venait ce ton de voix si...prédicateur, pourquoi étaient-ils comme cela ? Lorsque Alisha Campbell stalkait quelqu'un, elle le faisait jusqu'au bout, jusqu'à assimiler complètement ses petites manies, habitudes perfectibles. Lorsqu'elle se laissait, elle passait à quelqu'un d'autre, et ces derniers temps, elle se lassait très rapidement.

L'être humain n'est pas parfait : c'était l'un des points indiscutables quant à la Création d'on ne sait quoi prétendument divin. Il n'est pas parfait, et Alisha était peut-être l'une de celles qui s'en rendaient le mieux compte. Prenez lui, par exemple, à votre droite ! Non, l'autre droite ! Malgré ses apparences irréprochables, l'amour qu'il semblait porter à sa petite amie, il la trompait tout de même, enlevant son alliance dès qu'il était en contact avec une autre femme. Vous direz peut-être que la Sans couleur n'avait que ça à faire, espionner les autres. Et bien...oui. C'était pour le fantôme une façon de s'attacher un peu à l'espace humaine dont elle se sentait un peu étrangère. Tout cela pour dire qu'elle se trouvait actuellement quelque part après la Porte de Hermès, en plein cœur des Miroirs d'Aphrodite. Comme soulevé tout à l'heure, ceux-ci portaient très bien leur nom, ressemblant pourtant de temps en temps plus à un endroit bourré d'humains en rut plutôt que de cœurs à prendre. Alisha, elle, était debout, adossé au mur d'une maison, observant de très loin la cible 2 567 m.

Le specimen 2 567m n'avait rien d'une montagne, et pourtant, l'on aurait pu prendre cette suite de chiffres, ainsi que la minuscule qui traînait à côté comme une mesure et son unité de valeur. Non. 2 567m était plutôt un nombre aléatoire de sexe masculin. Il fut un temps où Alisha notait ses « proies » dans l'ordre, où elle savait exactement combien d'individu elle avait suivis et espionnés. Désormais, elle se contentait de leur coller un nombre, c'était tout, l'ordre n'avait plus vraiment d'importance ; et qu'est-ce qui en avait, après tout ? Donc, je disais...cet individu n'était pas bien différent des autres. Il était de haute taille, poids moyen. La seule différence venait du fait qu'il s'agissait d'un de ses collègues et qu'il était probablement en mission. N'y voyez pas là un désir de contrôler irrémédiablement tout ce que ses connaissances feraient, Alisha Campbell faisait ça avec à peu près toutes les catégories sociales. Être là lui permettait de voir si, en plus, l'individu appelé par ce numéro était compétent et réussissait à la prendre sur le fait.

En attendant, elle s'ennuyait. Personne ne l'avait repéré et elle les avait laissé partir comme ils étaient venu. Ce que cette vie morose était lassante. Alisha bailla, enleva son élastique dans les cheveux pour le remettre ensuite. Elle n'avait toujours pas dit un mot depuis qu'elle était ici. Pas au serveur auquel elle avait commandé un double, rien qu'en le montrant du doigt ou hochant de la tête, ni à cet homme qui lui avait juste demandé une pièce de monnaie. Elle se contentait de fixer, et généralement, ceux-là s'en allaient comme ils étaient venus. Personne ne trouvait agréable de se frotter à un petit fantôme. Alors qu'elle pensait s'en aller de ce lieu franchement devenu inintéressant, Alisha repéra une chevelure qu'elle semblait connaître. Sa tête se pencha légèrement sur le côté, interrogative.
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Erebus Stratos [Liam C.]
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MessageSujet: Re: Je me sens...comme Claude François à Castorama. [pv le Bus] Jeu 27 Sep - 21:24


La journée avait mal commencé pour Erebus. Il se sentait fatigué, à force de combattre continuellement avec son corps d’emprunt. Oh, il ne doutait pas que Liam céderait bien avant lui et qu’il aurait toujours le dessus, quoiqu’il arrive. Toutefois, il décida d’utiliser cette légère baisse de régime pour libérer son corps d’emprunt. Enfin, le libérer… Façon de parler, bien sûr. Mais il fallait qu’il laisse les commandes à Liam, au moins quelques heures. Pourquoi ? Il ne le savait pas vraiment, mais il sentait que ça valait mieux. De toute façon, il tenait Liam par la menace de faire du mal à son entourage. Il ne lui restait plus qu’à espérer que cette liberté conditionnelle ne lui donne pas suffisamment de force, non pas pour garder Erebus hors de son corps, mais pour lui donner de sérieux problèmes lors du contrôle. Et soyons sérieux, il ne pouvait pas se permettre de traverser la ville en boitillant parce que Monsieur Liam avait décidé de faire un caprice. Malgré cette légère appréhension, il décida de lui laisser le contrôle.

« Souviens-toi Liam. Je ne serais jamais bien loin de toi. Veille à ne pas me décevoir. »

Il est parti. Cet esprit, Erebus ou peu importe son nom. Il a enfin quitté ton corps. Le tien, celui que tu occupes depuis ta naissance et que tu t’es retrouvé obligé de partager avec un psychopathe en puissance. Quel est ce sentiment intense qui t’envahit, Liam ? Joie, soulagement, délivrance ? Qu’importe, tu te sens renaitre. Enfin. Tu attendais ce moment avec tant d’impatience. Mais… Te rends-tu compte que cette libération n’est qu’éphémère, Liam ? Que tôt ou tard, il reviendra te hanter à nouveau, te voler tes jours heureux pour te transformer en marionnette ? … Ah, tu as raison Liam. Oublie tes malheurs et profite de l’instant présent. Tu l’as bien mérité après tout.


Liam étira prudemment ses membres. Il n’en revenait pas. Son corps lui obéissait. A lui. Il se sentait comme un gamin à Noël, découvrant les cadeaux au pied du sapin et déballant le jouet dont il rêvait depuis des semaines. Emerveillé, presque. Enfin, il pouvait faire ce qu’il voulait. Libéré de sa prison de chair et d’esprit. Enfin.

La joie initiale passée, il se demanda ce qu’il devait faire. Le dénoncer à la police ? Et comment ? Il n’avait aucune preuve. Et franchement, qui le croirait s’il disait qu’une sorte d’esprit s’était emparé de son corps et l’avait forcé à vivre normalement ? Déjà, il pouvait s’estimer heureux que l’autre là, n’ait commis aucun braquage ou aucune effraction. Il devait garder ça pour lui et trouver par lui-même un moyen de s’en débarrasser. Merde, il se sentait piégé. Même sans les menaces très explicites d’Erebus, il n’aurait rien pu dire. Peut-être à un membre de l’AOCHS… ? Mais il doutait de l’utilité de cette démarche.

Plongé dans ses pensées, il se promena lentement dans la cité. Porte d’Hermès plus précisément. Il avait beau adorer son musée, y déambuler, y régner en roi despotique, là, il avait besoin d’air frais. Histoire de se remettre les idées en place. Il remarqua qu’il était arrivé près des Miroirs d’Aphrodite. Que faire ? Tous ces couples qui avaient décidé qu’il n’y avait rien de plus romantique que de venir d’afficher aux yeux des autres et à jouer à « Regardez, nous sommes plus heureux/épris l’un de l’autre/inséparables (rayez la/les mention(s) inutile(s)) que vous. » lui donnaient envie de partir en courant. Peut-être parce qu’il n’avait personne avec qui s’afficher hormis un fantôme psychopathe invisible qui avait décidé de lui pourrir la vie et dont il n’était même pas épris. Mais il décida de s’y rendre quand même. Juste pour rendre la monnaie de sa pièce à l’autre voleur de corps. Il savait qu’Erebus le suivait de près, surveillant ses moindres faits- et gestes. Et que niveau caractère, il était pire que lui. Alors voilà, ça avait beau être totalement puéril, mais imaginer la tête que devait tirer l’Oublié en ce moment même, entouré de couples amoureux était jouissif. On s’amusait comme on pouvait.

Mais tu ne sais pas qu’Erebus est parti, qu’il t’a laissé libre de tes mouvements. Tu pourrais courir te jeter du haut du phare qu’il ne ferait rien, puisqu’il n’est pas là. Au final, tu es tombé droit dans le panneau. Il était persuadé que tu craindrais sa présence, celle-là même que tu ne peux ressentir et que tu te tiendrais à carreau. Il avait raison, Liam. Tu l’as cru. Il a gagné.


Jetant des coups d’œil un peu partout autour de lui, sans réellement savoir ce qu’il cherchait, il évitait tant bien que mal les nombreux couples. Tournant son regard vers un café, il se dit qu’il pourrait tout aussi bien prendre boire un coup. Ça faisait longtemps qu’il n’avait pas pu se permettre ce petit plaisir. Se dirigeant à allure vive vers l’endroit, il aperçut une jeune femme, qu’il semblait connaitre. S’approchant un peu plus, il la reconnut brusquement. Alisha. Une vraie bouffée d’air frais, cette personne. Un sourire étira ses lèvres et il l’aborda, aussi simplement que cela, après l’avoir salué.

« Alors toujours dans la police ? C’est curieux qu’on se rencontre, comme ça, aux Miroirs d’Aphrodite. Le lieu des amoureux par excellence. Serait-ce un signe ? »

Il n’avait pas pu s’empêcher de dire ces mots. Même s’il sentait que cela passerait inaperçu auprès d’Alisha. Il s’en fichait, il avait juste envie d’être lui.


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